Reviews of Don Carlo

Don Carlo – Posa

Opéra de Marseille, 2017

« Jean-François Lapointe vainqueur toutes catégories.
Royale prise de rôle pour Jean-François Lapointe. Voilà un Marquis de Posa qui mérite bien sa couronne ducale. Dès son entrée en scène, de la passion amicale à l’autorité, divers, à la fois devant l’infant, le roi ou le public, chevaleresque, à l’engagement scénique et vocal exemplaires, le baryton canadien se montre encore fois grand belcantiste, au phrasé impeccable, jouant du stentato mais aussi de la sprezzatura comme s’il était familier du rôle depuis toujours. » Christian Colombeau – Le Podcast Journal

« Nous ne tarirons pas non plus d’éloges sur le Rodrigo de Jean-François Lapointe. Et pour cause : d’un bout à l’autre de cette prise de rôle, la troisième cette année après un inoubliable Hamlet en septembre 2016 puis, plus récemment, dans le Wolfram d’un Tannhäuser à Monte-Carlo, le baryton québécois, dont nous pouvons ressentir le travail régulier et rigoureux de ses rôles, nous séduit là encore par une ligne de chant impeccable. Celle-ci écarte toute défaillance dans la justesse du ton ou tout affaiblissement dans la stabilité de ses médiums ou de ses forte comme dans son très acclamé « Per me giunto à il di supremo » à l’acte III. » Jean-Luc Vannier – Musicologie.org

« La stature vocale des interprètes principaux, avec une mention particulière pour Yolanda Auyanet (Elisabetta) et Jean-François Lapointe (Rodrigo), la précision incisive de la direction musicale de Lawrence Foster, le réalisme stylisé de la mise en scène restituent la puissance de conception de cette immense œuvre verdienne.
Son ami, Rodrigue, Marquis de Posa, est bien ce personnage double, ce médiateur actif et exposé sans lequel l’Histoire, la grande comme la petite, n’avance pas. Il est incarné avec une humble prestance par le baryton Jean-François Lapointe, dont chaque apparition colore l’œuvre de la palette subtile de ses nobles et contradictoires engagements. Il enveloppe par le souffle viril – humain surtout – de son phrasé, l’ensemble de ses partenaires jusqu’à sa mort à l’acte final (Per me giunto è il di supremo), sans jamais chercher à forcer le son. » Florence Lethurgez – Ôlyrix

« A tout seigneur tout honneur, nous nous pencherons en premier lieu sur la performance du québécois Jean-François Lapointe : la beauté de l’émission, la noblesse du timbre, le legato scrupuleux et l’exemplaire conduite du souffle du baryton émerveillent dans le rôle du Marquis de Posa, dont il traduit, malgré un jeu réduit à sa plus simple expression, toute l’élégance aristocratique et l’inébranlable foi dans ses idéaux de liberté et de progrès. » Emmanuel Andries – Opera Online

« L’amitié virile qui lie les deux restera solide comme l’airain, Rodrigue allant jusqu’au sacrifice ultime pour préserver l’infant. Incarné par un Jean-François Lapointe en pleine forme, la voix bien placée, puissante et agréable, le marquis de Posa est un beau rôle verdien parfaitement honoré par le baryton. » Michel Egea – Destimed

« En solide baryton, Jean-François Lapointe confère à Rodrigo tout le panache et la sincérité requis: engagement, souplesse, et légèreté. » Christian Dalzon – ConcertoNet

« Jean-François Lapointe fait un Rodrigo poignant, il est l’ami tendre et vigilant d’un homme qui s’égare. Le baryton du Québécois est chantant et fruité, charnu et parfaitement timbré. » Patrick de Maria – La Marseillaise


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