Critiques de Werther

Stéphanie d’Oustrac est saluée par l’ensemble de la critique pour sa première Charlotte.

« Pour sa prise de rôle de Charlotte, Stéphanie d’Oustrac franchit une nouvelle étape dans sa carrière. On connaît son tempérament et son aisance scénique. Elle donne au personnage de Charlotte une authenticité parfaite, passant de l’incarnation de la jeune fille active et toute dévouée à sa famille à la femme amoureuse et passionnée avec aisance. Sa voix de mezzo large, puissante, chaleureuse et conduite avec une rare pertinence lui permet de franchir voire dépasser les écueils de l’acte 3 avec ces airs successifs si périlleux, la lecture de la lettre de Werther et le « Va, laisse couler tes larmes » qu’elle adresse à sa soeur Sophie. L’aigu surprend par sa plénitude, sa palette vocale étendue rendant pleinement justice à la partie lourde et épineuse du rôle de Charlotte conçue par Jules Massenet. » José Pons – Ôlyrix

« Belle prise de rôle, comme pour Stéphanie d’Oustrac, modèle de déclamation et de style français, le vrai mezzo qu’on attend, au médium et au graves charnus, à l’aigu facile. Une Charlotte jeune, peu à peu brisée par la passion refoulée, qui jamais, néanmoins, ne force le trait en lorgnant vers Dalila»
Didier Van Moere – Diapason

« Nul besoin de faire durer le suspens sur la réussite éclatante de cette prise de rôle. La mezzo-soprano, qui nous a maintenant habitué à son talent de comédienne et de tragédienne au fil des rôles, renouvelle ici l’expérience en proposant une Charlotte de premier ordre. Scéniquement, elle passe de la joie, l’insouciance et la légèreté au sentiment de devoir, puis aux affres de l’amour qu’elle combat sans forcément se l’avouer avant de sombrer dans l’acceptation de sentiments qui vont contre sa raison, et jusqu’au désespoir à la mort de Werther. Vocalement, la cantatrice donne ici l’impression d’une promenade de santé tant l’évidence de la partition semble fait pour cette voix qui emporte avec elle les difficultés de la partition. Stéphanie d’Oustrac semble ici tellement à l’aise que l’on a l’impression – l’impression seulement – que l’exercice est des plus faciles. On s’étonne donc d’autant plus qu’il ait fallu attendre si longtemps pour qu’on lui propose ce rôle de Charlotte, et l’on se ravit d’avance à l’idée de l’entendre à nouveau. » Elodie Martinez – Opéra Online

« Pour Stéphanie d’Oustrac, Charlotte est une prise de rôle. Son timbre ambré, son aisance dans l’aigu y sont idéaux. Mais c’est surtout par la puissance de l’incarnation, par l’intensité vécue des sentiments allant crescendo, par ses talents maintes fois confirmés de tragédienne qu’elle emporte définitivement la partie. « L’Air des lettres » fait magiquement succéder les émotions, sa prière à Dieu est d’une intensité sidérante et l’on n’est pas prêt d’oublier le « Je t’aime » extatique et surnaturel qu’elle avoue à Werther mourant. » Michel Thomé – Resmusica

« L’évolution du personnage, superbement incarné de voix comme de jeu par Stéphanie d’Oustrac, sera sensible d’acte en acte. » Gérard Condé – Avant-Scène Opéra

« La représentation est (…)  littéralement portée jusqu’à l’incandescence par ses deux interprètes principaux. Première Charlotte pour Stéphanie d’Oustrac : prise de rôle à enjeu pour toute mezzo-soprano, a fortiori française. Plein succès dès la première. Si le premier acte la voit encore quelque peu sur ses gardes, ce que justifie l’évolution du personnage de la jeune bourgeoise bien élevée vers l’amoureuse passionnée, elle se libère à mesure qu’elle se rend compte que sa voir répond à ses intentions. Son mezzo est charnu mais pas épais, le nombre ni trop sombre ni trop clair, la sensualité va de pair avec la dignité, les élans romantiques échappent à l’emphase grâce à la discipline classique. Ajoutez une présence habitée, et vous aurez une idée de ce que veut dire incarner un rôle. » Christian Merlin – Le Figaro

« S’il faut savoir gré aux librettistes de Massenet d’avoir donné un rôle, un corps et surtout une voix à Charlotte, que le roman épistolaire de Goethe ne fait apparaître qu’à travers les lettres du jeune héros, il appartient à Stéphanie d’Oustrac d’incarner ce personnage avec brio : quel délice ce mezzo-soprano, jamais pris en défaut, corsé et scintillant d’harmoniques, quel plaisir de la voir évoluer sur scène, dans l’extase comme dans la douleur. C’est le troisième acte qui la révèle pleinement, y compris son expressivité d’actrice, d’abord dans le touchant face-à face-avec sa soeur Sophie, puis dans ses duos d’amour déchirants avec l’homme auquel elle a commencé par se refuser. »
Beate Langenbruch – Bachtrack

« En Charlotte, Stéphanie d’Oustrac fait la démonstration de son instinct dramatique, équilibrant avec naturel la retenue de l’épouse et les remords de la femme, dans une belle alchimie entre l’intelligibilité du texte et le dessin de la ligne vocale. » Gilles Charlassier – Toute la culture

« La mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac éblouissante dans Werther à l’Opéra de Nancy.
(…) La distribution est de grande qualité, surtout les trois principaux personnages, Werther, Charlotte et Sophie. Pour sa prise de rôle, Stéphanie d’Oustrac campe une Charlotte sensuelle à la voix de velours, d’une tenue et d’une texture onctueuse. » Bruno Serrou – La Croix

« Tout concentre l’attention sur Werther et Charlotte. (…) Mais la palme revient à Stéphanie d’Oustrac, une soprano issue pourtant de l’univers baroque et qui offre à Charlotte tous les accents d’un romantisme parfaitement incarné. Une voix généreuse qui traduit bien cette lutte entre amour et devoir. »
Didier Hemardinquer – L’Est Républicain

« Stéphanie d’Oustrac démontre une fois de plus son art de chanteuse et d’actrice dans une magnifique Charlotte.
(…) (Stéphanie d’Oustrac) domine le plateau de sa superbe voix, chaude et corsée, très homogène – aigus somptueux, graves poitrinés sans excès. L’art avec lequel elle lance le « Ah ! » après l’aveu de Werther (attaque très nette puis diminuendo parfaitement exécuté) est absolument saisissant. Une prise de rôle magistrale de la part d’une chanteuse qui se révèle une fois de plus une actrice de premier plan. »
Pierre-Emmanuel Lephay – Altamusica

« On ne pourrait s’y précipiter que pour elle : timbre de velours et de soie, mots frémissants et port de tragédienne, Stéphanie d’Oustrac laisse couler les larmes de Charlotte pour la première fois – et certainement pas la dernière. » Diapason magazine

« La prise de rôle de Stéphanie d’Oustrac renouvelle étonnamment le regard. L’allure juvénile, l’entrée mutine, mais attentionnée, investie dans sa mission d’éducation, puis bouleversée au retour du bal, tout ceci confère aux premières scènes l’accent d’une création. La voix, homogène sur tout l’étendue, projetée et colorée selon les exigences de la progression dramatique en une déclamation exemplaire, donne à penser que cette incarnation fera date. » Patrice Henriot – Opéra Magazine

© C2images pour Opéra national de Lorraine


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