Véronique Gens – Press review

Recitals & Concerts

Palazetto Bru Zane, 10 years Gala, Théâtre des Champs-Elysées, 2019

Véronique Gens délivre son habituelle leçon de diction, de musicalité et d’émotion aussi bien dans le duo de Lancelot (Victorin Joncières) que dans celui, lyrique et sensuel, de Dante (Benjamin Godard).” Stéphane Lelièvre – Bachtrack

“Edgaras Montvidas, poète plein de fougue, et Véronique Gens, délicate Béatrice, chantent magnifiquement leur amour impossible.” Laurent Bury – Forum Opera

“La soirée, en bon best of, a soulevé la cloche sur les madeleines de Proust de la décennie passée et servi son lot de redécouvertes dont celle – inédite depuis sa création – de Lancelot, de Victorin Joncières. Véronique Gens y fait passer onctueusement le drame par ses talents de conteuse” Thibault Vicq – Opera Online

Véronique Gens, à la voix solide et au timbre sobre” Damien Dutilleul – Olyrix

L’instant lyrique, 2019

“Que voilà un beau moment de poésie et de musique ! A peine la pianiste Susan Manoff a-t-elle lancé, avec un bel élan primesautier, telle une ballerine qui entre en scène, le prélude de la première œuvre de Gounod et la soprano Véronique Gens enchaîné sur le texte de Gautier « Où voulez-vous aller ? », que le public comprend qu’il va assiter à un récital de mélodies françaises pas tout à fait comme les autres. (…) Nous sommes en effet invités à gambader avec elles sur un chemin de traverse, où, avec la complicité qui est la leur depuis vingt ans, elles vont partager avec nous leur coups de cœur.(…) Une belle place est faite aussi à Ernest Chausson et Henri Duparc qui tous deux avaient voyagé à Bayreuth en 1879 et que Wagner avait séduits, tout comme Proust ! Véronique Gens, grâce à une maîtrise technique et une intensité affirmées d’année en année, les interprète avec un grand lyrisme et une retenue qui en accentuent l’émotion. (…) Merci à notre soprano nationale de nous faire partager son émotion notamment dans « Le Rossignol des Lilas » ou « J’ai caché la rose en pleurs »” Marcel Quillévéré – Forum opéra

Mélodies françaises – Théâtre Royal de la Monnaie, 2019

Véronique Gens et Susan Manoff ont, tel deux rayons de soleil, éclairé la scène de la Monnaie hier soir. Dès leur entrée en scène, le ton est donné. Immédiatement, le public est transporté dans un monde plein de fraîcheur et de générosité.(…)Qui ne serait pas charmé par cette voix solaire et homogène dans tous les registres? Elle (Véronique Gens) nous offre également quelques pianos d’une extrême finesse. Son jeu est efficace sans être extravagant et elle nous fait même rire, notamment dans les fables de la Fontaine de Jacques Offenbach, ou encore Madame Eustache de Francis Poulenc.
Chez ces deux musiciennes, la musique jaillit d’elles avec un naturel et une simplicité déconcertants. C’est comme une évidence.”crescendo magazine

 

Une Nuit d’été – Avec l’Ensemble I Giardini

Festival des Lumières de Montmorillon, Festival des Variations Classiques à Annecy, Palazetto Bru Zane à Venise, 2019

Véronique Gens est d’une classe absolue. La voix en grande forme, le timbre moelleux et arrondi, mettent en valeur les lignes envoûtantes de ce répertoire et le texte poétique, toujours compréhensible et articulé avec finesse et intelligence.” Gaëlle Le Dantec – Concertclassic

“Le titre de grande dame de la musique française ne peut que revenir de plein droit à Véronique Gens, tant elle défend depuis de nombreuses années le patrimoine musical de notre pays. (…) Avec le délicat Nocturne de Guillaume Lekeu, le ton est donné : hors des sentiers et plein de raffinement. L’exemplaire diction de l’interprète fait le reste, et nous sentons une douce mélancolie poindre dans cette page à la douce innocence. (…) Avec la sixième Nuit d’été de Hector Berlioz, L’Ile inconnue, elle délivre une ballade éthérée, comme suspendue hors du temps, et la voix qui s’amenuise jusqu’à un filet diaphane bouleversant d’expressivité et de délicatesse. Après l’entracte, nous rejoignons la compagnie d’Ernest Chausson, éminent représentant du répertoire de chambre (même s’il enfanta des opéras teintés de wagnérisme…), avec sa Chanson perpétuelle, que la soprano pare de couleurs et de sonorités rares et fugaces. (…) Elle donne toutes ses lettres de noblesse à la célébrissime chanson La vie en rose, qu’elle interprète avec un chic so frenchy (qui ne pouvait qu’échapper au maltais…). Après l’émotion, le rire, grâce au drôlissime « J’ai deux amants », tiré de l’Amour masqué d’André Messager : elle s’y montre même tellement désopilante que l’on se dit que cette chanteuse plutôt sérieuse devrait cultiver davantage la veine de l’humour.” Emmanuel Andrieu – Opéra Online

 

Maître Péronilla (Offenbach) – Léona

Théâtre des Champs-Elysées, 2019

Véronique Gens, dans sa robe rouge, s’amuse du sang espagnol qui coule dans les veines de son personnage, Léona, multipliant les mimiques et les emportements. Sa voix bien couverte se montre tantôt volcanique et tantôt glacée, toujours bien audible.” Damien Dutilleul – Olyrix

Véronique Gens campe une intense et fière Léona, « Espagnole née sous un soleil de feu », aux accès retentissants.” Thibault Vicq- Opera Online

“Née à une date inconnue sous le brûlant soleil d’Espagne, Léona trouve en Véronique Gens une formidable interprète au sens comique prononcé qui, de sa militante hispanité, déclenche quelques uns des plus beaux éclats de rire de la soirée.” Alain Cochard – Concertclassic

“La Léona savoureusement enquiquinante (« je suis née en pleine Espagne, sous un soleil de feu ») de Véronique Gens.” Sophie Bourdais – Télérama

“Deux chanteurs fétiches sont à l’œuvre, Véronique Gens et Tassis Christoyannis. La soprano française apporte à la follette Léona, au tempérament de feu et à l’hystérique manigance, une verve pétulante et un chant généreux.” Jean-Pierre Robert – On Mag

“Espagnole jusque dans l’écarlate de sa robe, Véronique Gens campe une altière aux gestes amples et une féroce amoureuse dans une savoureuse Ballade de la Belle Espagnole.” JdeB – ODB

Véronique Gens en tête, laquelle ne cesse de nous enchanter depuis ses débuts sur les rives du baroque. Sa voix a désormais gagné ampleur et puissance mais sans pour autant perdre ce timbre pur qui lui a permis de passer de la Didon de Purcell aux grandes héroïnes du répertoire romantique. Doté d’aigus percutants et de graves délicatement cuivrés, avec une impressionnante palette de couleurs, toujours intelligemment utilisée, la soprano capte l’attention.” Brigitte Maroillat – Forum Opera

 

Armide (Lully/Francoeur) – Rôle-titre

Théâtre des Champs-Elysées, 2019

“Sans perdre sa luminosité et sa flexibilité, sa voix (de Véronique Gens) s’impose dés les premières mesures par sa noblesse de ton et cette rigueur stylistique qui n’est jamais chez elle synonyme de froideur. La ligne vocale jamais ne se relâche, l’aigu se déploie avec ferveur, la prononciation ne laisse rien de côté. Son envolée finale, les bras relevés, après avoir maudit son sort à l’abandon de Renaud, la trouve irrésistible. “José Pons –Olyrix

Véronique Gens, enfin, robe rouge et manches d’albatros, est l’Armide universelle. Ses rondeurs d’accent, ses fêlures retenues projettent un tragique désormais teinté d’un je-ne-sais-quoi de Janet Baker.” Vincent Borel – Opéra Magazine

 

Le Poème de l’amour et de la mer

Orchestre national de Lille (CD, Alpha), 2019

« Gens‘s crystalline sound and immaculate diction are a bonus in these sumptuous settings of poems by Maurice Bouchor » Sunday Times

« D’une couleur plus sombre, d’un medium plus large, la soprano Véronique Gens a le caractère idoine, l’articulation naturelle et sépulcrale (« La mort de l’amour » : détachée, précise, l’articulation flotte et dessine des images bercées par une volupté brumeuse et cotonneuse, mais dont le dessin et les images demeurent toujours présent dans l’orchestre, grâce à sa diction exemplaire : quel régal) […] L’intelligibilité de la cantatrice, le poids qu’elle préserve et assure à chaque vers poétique sert admirablement le flux orchestral, ses enchantements harmoniques qui bercent et hypnotisent, jusqu’à l’extase et l’abandon. Remarquable équilibre entre suggestion et allant dramatique. « Le temps des Lilas et le temps des roses ne reviendra plus… » regaillardit à la fin une succession de paysages mornes et éteints mais d’une sourde activité. Le beauté fragile qui s’efface à mesure qu’elle se déploie et se consume trouve une expression caressante et sensuelle dans le chant de l’orchestre, résigné mais déterminé (« Et toi que fais-tu ? »). » Lucas Irom – Classique News

« Cela semble aller de soi, mais pourquoi n’y avait-on jamais pensé avant ? Quelles qualités faut-il pour bien chanter Le Poème de l’amour et de la mer ? Il faut d’abord une diseuse […] une artiste qui sait distiller un texte, qui comprend ce qu’est un poème, comme le précise le titre même de l’œuvre. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi des moyens vocaux. Pas un mouton à cinq pattes, pas un format surhumain, non, mais peut-être de préférence une voix plutôt sombre, pour mieux rendre justice à un texte qui n’a rien de guilleret. Peu de rossignols ont chanté Le Poème de l’amour et de la mer, c’est entendu, mais même d’illustres sopranos ont pu paraître trop légères, ou simplement trop peu concernées.
Or il existe aujourd’hui quelqu’un qui répond parfaitement à ces deux critères, et qui n’est pas n’importe qui. Véronique Gens pratique depuis plusieurs années la défense et illustration de la mélodie française […]
Et une voix, Véronique Gens en a bien une, qui correspond aux souhaits formulés plus haut. Pas vraiment une voix à contre-ut ou à contre-autre chose, mais ce n’est pas du tout ce qu’appelle ici Chausson. Une voix suffisamment ample, une voix dont les couleurs sont à même de traduire le drame qui se joue dans les deux poèmes (puisque le volet central du triptyque est un « Interlude » purement orchestral). Ecoutez-la dire « Je saigne en regardant ma vie / Qui va s’éloigner sur les flots / …Et la sombre clameur des flots / Couvre le bruit de mes sanglots ». S’il n’y a pas que des fleurs dans les vers de Bouchor, Véronique Gens n’en est pas moins ici une véritable fée des lilas, même si sa voix n’a guère à partager avec celle de Delphine Seyrig, ou même de Christiane Legrand (qui doubla l’actrice pour les chansons de Peau d’Ane). » Laurent Bury – Forum Opéra

« Above all, though, the Poème is a wonderful vehicle for any soprano, and Véronique Gens floats Chausson’s vocal lines effortlessly over the orchestra with supreme elegance and fabulous clarity; full texts are provided with the disc, but Gens’s singing is so perfectly enunciated, so pure in its phrasing and articulation, you really don’t need them. » Andrew Clements – The Guardian

« Du goût de la soprano Véronique Gens pour la musique vocale de Chausson, on avait déjà eu un aperçu dans l’album Néère, où elle chantait justement avec Susan Manoff au piano la dernière section du Poème de l’amour et de la mer. Elle a interprété plusieurs fois la version symphonique et a saisi avec bonheur cette occasion de l’enregistrer avec un orchestre français. On dirait le Poème écrit pour sa voix entre soleil et lune, ni soprano ni mezzo. D’abord rayonnant, le timbre peut se charger, sans s’assombrir, de tout un poids d’angoisse et de drame. Et cette manière d’habiter chaque mot, jusqu’à faire disparaître « l’oubli » dans un suave diminuendo… Du grand art. » Sophie Bourdais – Télérama

« La profondeur, la mélancolie, la nature idéalement sombre de la voix de Véronique Gens portent avec une exemplarité bienvenue l’aura poétique de cette mélodie française dont la soprano s’est faite héroïne. Ainsi dans Le Poème de l’amour et de la mer sur des textes de Maurice Bouchor, ami de Chausson, où le naturel de la diction, plus diseuse que déclamatoire, le galbe amoureux d’une articulation à la fois précise e gourmande, la délicatesse d’âme de la chanteuse dessinent les épousailles fantasmes de la mort et de la volupté. » Marie-Aude Roux – Le Monde

 

Fidelio – Leonore/Fidelio

Tourcoing, 2018

Véronique Gens aborde pour la première fois le personnage de Léonore/Fidelio, dont elle propose un portrait très personnel. (…) Elle  délivre cependant avec assurance les redoutables sauts de tessiture de « Mich stärkt die Pflicht / Der treuen Gattenliebe! » (« Je dois ma force au devoir que m’inspire / La constance des liens de l’amour conjugal »), et son « Noch einen Laut – und du bist tot! » (« Encore un mot et tu es mort ») face à Pizarro a toute l’éloquence et la force requises. Elle fait entendre ailleurs dans le rôle une ligne de chant frémissante d’émotion, faisant du personnage une héroïne extrêmement touchante, plus qu’impressionnante.” Stéphane Lelièvre –Olyrix

 

Kassya – Rôle-titre

Festival Radio France Occitanie Montpellier, 2018

« Le rôle-titre confié à la soprano, Véronique Gens, belle ligne de chant, voix pleine, aux aigus assurés, pour interpréter le personnage ambivalent de la Bohémienne à la fois amoureuse sensuelle, aristocrate cruelle puis femme abandonnée et suicidaire. » Marguerite Haladjian – Backtrack

« Dans le rôle titre, Véronique Gens apporte toute l’expressivité de sa voix aux récitatifs chantés (alors que Delibes les avait prévus parlés) et aux airs dévolus à son personnage. Son port majestueux et son timbre dur et pur dans l’aigu lui confèrent, dès les premiers instants, des allures de Comtesse. Cela limite son évolution, déjà peu évidente dans la partition, qui, contre-intuitivement, ne met en valeur ses ardents graves que dans la seconde partie. Pourtant, les vocalises brillantes et le rythme dansant de son air de l’acte […] La finesse théâtrale de son chant et la fragilité de sa voix dans la scène finale en font un véritable moment d’émotion. » Damien Dutilleul – Ôlyrix

« La créatrice, Marguerite de Nuovina, fut décrite en ces termes par un de ses partenaires  (Albert Saléza) : « Le public fut pris tout de suite à cette extraordinaire sincérité (…) Voix, cœur, passion. […] Sans l’ombre d’un doute, Véronique Gens doit en être la réincarnation. Ambitieuse, jouant de sa séduction, cruelle, mais passionnée, son suicide, sur lequel se referme l’ouvrage, nous émeut. Sa chanson slave, comme toute la fin du deuxième acte méritent d’être largement connues. Il faudrait citer chacune de ses interventions, dont on retiendra la dumka du quatrième acte (« c’est l’amour ») et le dramatique finale, troublant et intense. » Albert Dacheux – Classique News

« Dans le rôle-titre, Véronique Gens campe une personnalité sans grand relief (« fille étrange, qui n’aime ni l’amour, ni l’or », dit le Comte), sensuelle, dans sa Chanson slave de l’acte II, autant que cruelle. » Michèle Tosi – Resmusica

« Véronique Gens chante le rôle-titre. Sa voix large, égale et ample, son timbre lui permettent de rendre vie à l’héroïne de vingt ans. Que de grâce, de légèreté, de rêve et de séduction, de passion aussi, dans sa chanson slave de l’acte II « Ô Nadja, dit le seigneur… », ainsi que dans chacun de ses duos avec Cyrille ! » Yvan Beuvard – Forum Opéra

 

 

Concert d’airs d’opéras baroques

Les Ambassadeurs, Prague, 2018

« Véronique Gens needs no special introduction. Let us only mention that this versatile artist rarely performs early music today, although she considers it a matter of heart. But while her voice shows predominance of other repertoire, her performance is no less authentic and convincing for it. Among Gens’s greatest fortes is her immaculate rendition of the text.  She was persuasive in the virtuosic, expressive arias rendered with dramatic timbre and vibrato. Yet, I personally prefer her voice in the more intimate, refined passages where she can be afford to be more of the style, but also more herself and where she sounds truly unique. In this sense, the highlight of the programme was the aria Mais déjà de ses voiles sombres from Leclair’s Scylla at Glaucus… The evening spent in the company of lovelorn and revengeful heroines, left alone on seashores, was duly dramatic and riveting and it inspired the desire to hear Véronique Gens’s voice in other kinds of repertoire as well, preferable in a true scenic performance… » Eva Polívková – Casopis Harmonie

 

Faust – Marguerite

Théâtre des Champs-Elysées / Palazzetto Bru Zane, 2018

« Véronique Gens aurait sans doute été bien étonnée si on lui avait dit il y a quelques années qu’elle chanterait ce rôle : elle n’en est pas moins une Marguerite superbe, évidemment à cents lieues de la petite dinde que certaines titulaires ont pu en faire. L’héroïne de Goethe est bien ici une femme passionnée, mais même l’enthousiasme juvénile de l’air des Bijoux est ici fort bien rendu, et l’on connaît les qualités de la diseuse et de la tragédienne. » Laurent Bury – Forum Opera

« Véronique Gens enchaîne alors avec la mémorable ballade de Marguerite « Il était un roi de Thulé », fort adpatée à sa voix déliée et articulée, sachant lever d’intenses accents dans le medium mezzo forte (…). Cette célèbre ballade enchaîne sur le tube : l’Air des bijoux qui met des étincelles dans ses yeux et sa voix (malgré un tempo excessivement rapide). C’est enfin dans l’humble prière accompagnée par l’orgue qu’elle trouve son meilleur registre. » Charles Arden – Ôlyrix

« De sa fréquentation du répertoire baroque français, Véronique Gens a appris la noblesse de la diction et la clarté de l’émission, qu’elle met au service d’une Marguerite digne et noble. » Revopéra

« En Marguerite, Véronique Gens domine de la tête et des épaules l’ensemble du plateau (…). Avec naturel, elle apporte une respiration noble et tragique, tout en goûtant le sens de chaque syllabe. Mieux encore, elle parvient à faire vivre des passages aussi rebattus que la Ballade du roi de Thulé et prend le public à témoin avec une classe folle dans le célébrissime Air des Bijoux. » Laurent Vilarem – Opera Online

« Une vision irrésistible ! Comme l’est la Marguerite de Véronique Gens. Choix au demeurant intéressant, car il s’agit là d’une voix sans doute plus corsée que celle habituellement distribuée, mais qui répond au choix premier du compositeur. La diction de cette magnifique artiste fait merveille. L’art de la déclamation vraie, sans fard, on le mesure dans la «Ballade du Roi de Thulé» et sa simplicité naturelle, ou l’air dit des bijoux qui n’a rien de mièvre. Ou encore dans les stances «Il ne revient pas», d’une mélancolie poignante. Tout contribue à une incarnation là aussi d’une grande justesse de ton. Qui lors des duos avec Faust atteint des sommets d’expression passionnée. » Jean-Pierre Robert – ON-mag

 

La Voix humaine – « Elle »

Théâtre R. Devos, Tourcoing, 2018 

« Pour l’avoir vue, deux mois plut tôt, dans Dialogues des Carmélites au Théâtre des Champs-Élysées, on attendait avec impatience Véronique Gens dans cet autre Poulenc. Le charisme de la soprano française rapproche « Elle » de Madame Lidoine, comme si, par-delà les époques et les situations, les deux femmes se rejoignaient dans un ailleurs fait de passion à fleur de peau. En tant qu’actrice, Véronique Gens reste presque immobile, mà où Sylvia Bergé occupait la scène de son corps souffrant. Mais sa voix suffit à emplir l’espace, réussissant à suggérer la présence des autres personnages qu’on ne voit pas, l’amant, la demoiselle du téléphone, la dame qui perturbe l’appel… Avec une rare sensibilité, Véronique Gens transforme en partenaire hostile ou complice le téléphone lui-même, instrument de supplice ou de survie. » Bruno Villien – Opéra Magazine

 

Les Indes Galantes – Phani

Mupa de Budapest, 2018 

« Le moment le plus fort de la soirée est incontestablement l’acte des Incas, auquel ses interprètes confèrent une stupéfiante vie dramatique. Jamais Phani avait-elle été aussi émouvante ? Véronique Gens propulse la princesse péruvienne au sommet des héroïnes ramistes, bouleversante par les accents et les couleurs qu’elle lui prête, dans « Viens, Hymen », bien sûr, mais jusque dans la moindre phrase de récitatif. » Laurent Bury – ForumOpera

« All three sopranos gave enchanting performances (…) Véronique Gens brought pathos to the role of Phani, singing with a crystalline tone and great expressiveness.» Orsolya Gyarfas – Backtrach

« Le coup de maître est ici d’y distribuer une Véronique Gens en grande voix, style royal, coloris profonds. Ce faste révèle l’érotisme de « Viens, Hymen, enchaîne-moi » et donne à l’affrontement de la princesse inca avec le prêtre imposteur la force du théâtre voltairien. » ean-Christophe Grosperrin – Diapason

 

Dialogues des Carmélites – Madame Lidoine

Théâtre des Champs-Élysées, 2018

«En Madame Lidoine, Véronique Gens déploie sa voix large et franche sur tout le registre, par des lignes très vibrées et très appliquées à faire la morale devant le gynécée.» Charles Arden – Ôlyrix

«Véronique Gens en Lidoine exprime bien la bonté passive de cette âme trop tendre..» Elvire James – Classique News

Théâtre de La Monnaire, Bruxelles, 2017

«Véronique Gens est fidèle au parfait souvenir qu’elle avait laissé en Madame Lidoine, d’une profonde humanité. » Hugues Rameau-Crays – Classique c’est cool!

«Véronique Gens campe une Madame Lidoine raide comme la justice, vocalement parfaite » Claude Jottrand – Forum Opéra

«Madame Lidoine, partagée entre Véronique Gens et Marie-Adeline Henry, est la nouvelle prieure (suite au décès de Madame de Croissy au premier acte) dont la présence terre-à-terre permet une dureté et une autorité vocale sans précédant dans cet opéra. La voix est déployée, marquée et (…) d’une énergie redoutable. » Soline Heurtebise – Ôlyrix

« Met […] en het gepassioneerde optreden van Véronique Gens als de nieuwe priorin, die moedig haar zusters voorgaat naar het schavot, waren alle belangrijke en kleinere rollen voortreffelijk ingevuld. » Franz Straatman – Opéra Magazine

« Met Véronique Gens in de rol van Madame Lidoine heeft De Munt een sopraan van formaat. Gens’ stem is helder en veel krachtiger dan verwacht.» Merlijn Kerkhof – de Volkskrant

Théâtre des Champs-Elysées, 2013

« Inspirées par une mise en scène mettant remarquablement en exergue le conflit de pouvoir entre Mère Marie et la Nouvelle Prieure, Sophie Koch et Véronique Gens se surpassent. (…) la seconde avec une aisance souveraine, doublée d’une noblesse et d’une lumière dans le phrasé, qui en font la meilleure Madame Lidoine dont nous ayons gardé le souvenir. » Richard Martet, Opéra Magazine

« Madame Lidoine est Véronique Gens, elle aussi merveilleuse de style et aussi de naturel. Véronique Gens est de celles qui ne sont jamais maniérées, jamais artificielles, elles vont directement au but, sans fioritures mais sans fautes de style, avec un contrôle et une technique sans failles. (…) elle triomphe, parce que ce chant colle parfaitement à la peau du personnage, il est le personnage. » Le Monde

« Et terminons par le véritable accomplissement de la Nouvelle prieure absolument radieuse de Véronique Gens, criante de bonté simple, qui malgré une tessiture mal aisée réussit l’exploit de demeurer constamment intelligible, et avec une sensibilité à fleur de timbre, un mélange de dévotion et de fragilité assez unique. » Yannick Millon, Altamusica

« Si bien que ces Dialogues sont portés par la Madame Lidoine de Véronique Gens, d’une noblesse irradiante et sereine, et la Sœur Constance d’Anne-Catherine Gillet, enjouée et lumineuse, qui remplaçait au pied levé Sandrine Piau : elles seules ont la voix, le style, le sens de la prosodie. » Didier van Moere, ConcertoNet

« Le chant français le plus noble est représenté par Véronique Gens (diction de tragédienne et maintien presque trop aristocrate pour Madame Lidoine) » Chantal Cazaux, l’Avant-Scène Opéra

« Véronique Gens, en Madame Lidoine, la seconde Prieure allie l’autorité à la noblesse d’une voix ample et radieuse » Caroline Alexander, Webthéâtre

« Véronique Gens chante une Madame Lidoine admirable » Vincent Guillemin, Anaclase

« Véronique Gens et surtout Anne-Catherine Gillet, appelée au dernier moment pour remplacer Sandrine Piau souffrante, laissent moins de place à la discussion car proches chacune à leur manière d’un certain idéal. La première est pourvue de cette lumière, ample et radieuse, qui fait les grandes Lidoine » Christophe Rizoud, ForumOpera

« La Seconde Prieure de Véronique Gens plane évidemment sur les mêmes hauteurs et, en partie, pour les mêmes raisons : sa voix dense, sensuelle et égale tombe sans un pli sur ce rôle en or » Olivier Rouvière, ResMusica

« Sophie Koch (implacable Mère Marie) et Véronique Gens (Madame Lidoine toute d’humanité) sont toutes deux des modèles de chant habité, incarné. » Philippe Thanh, La Lettre du Musicien

 

La Veuve joyeuse – Hanna Glawari

Opéra de Paris, 2017

« Véronique Gens est une Hanna de grande classe, dont la haute silhouette, portant les somptueuses toilettes de Francesco Zito avec chic, se marie à la perfection avec celle de Danilo. » Thierry Guyenne – Opéra magazine

«Véronique Gens justement, en Hanna Glawari, la veuve milliardaire aborde un répertoire qui lui est peu familier. Elle s’y confronte avec classe (…). La voix est belle, ronde jusque dans les aigus (…). » Caroline Alexander – WebThéâtre 

« Pour ce qui est des invités en revanche, le plateau est de grande qualité, à commencer par le couple Hanna-Danilo, très bien servi par Véronique Gens et Thomas Hampson. Grande tragédienne, la soprano se glisse avec bonheur dans la peau et les costumes de la séduisante veuve (…) Vocalement, on retrouve avec plaisir sa sublime élégance, son beau timbre, son sens du phrasé. » Jean-Marc Piriou – Bachtrack

 

Visions (CD) – Véronique Gens, Hervé Niquet, Munich Radio Orchestra

Airs d’Alfred Bruneau, César Franck, Louis Niedermeyer, Benjamin Godard, Félicien David, Henry Février, Camille Saint-Saëns, Jules Massenet, Fromental Halévy et Georges Bizet.

2017

« Followed straight away by another brand new favourite. Remember Laura Tunbridge was here a couple of weeks ago to discuss new recordings of French Opera, well one of our highlights was the Saint-Saens Proserpine with a gorgeous performance from soprano Veronique Gens in the title role. Well now here is a new recital of romantic French rarities from Gens. The kind of repertoire that this form of baroque specialist is increasingly spreading her wings and her voice (…) Gens is in wonderful voice, but more than that she and conductor have assembled a superb showcase, not just for her but from composers from Alfred Bruneau, Louis Niedermeyer to Henri Fevrier and Benjamin Goddard and better known names such as Franck, Saint-Saens, Massenet and Bizet. I can have pretty much have picked any track at random and it would have been just as delightful. It’s an outstanding recital. It’s called Visions and it’s new from the Alpha label » Andrew McGregor

« Les parfums de chocolat, ce sont les effluves exquises qu’Hervé Niquet prend un malin plaisir à tirer de son Orchestre de la radio de Munich, a priori étranger au répertoire français. Profitant de la relative virginité de ses instrumentistes, le chef bouscule leurs habitudes, et les pousse dans leurs derniers retranchements, les obligeant à une constante excellence, à un jeu nuancé au millimètre près. Les cordes vibrent avec passion, les bois s’épanchent en lyrisme éperdu, les cuivres martèlent le discours. Toute la subtilité de l’école française d’orchestration, sans les maniérismes qui l’entachent parfois. (…)

Les pralines, c’est la voix de Véronique Gens, qui n’en finit pas de prendre de l’ampleur. Quelle métamorphose depuis ses débuts dans le chant baroque ! La puissance s’est affirmée, la tessiture s’est élargie, la présence est devenue incontestable, mais en même temps, le timbre, loin de s’endurcir, a gardé cette pureté virginale qui lui a permis de passer sans rupture de la Didon de Purcell aux grandes héroïnes du répertoire romantique.»Dominique Joucken – Forum Opera

« Cet enregistrement marque un jalon dans la réappropriation de notre répertoire. Ne serait-ce qu’à ce titre, il est inestimable​… » Christophe Rizoud – Forum Opera

« C’est l’un des disques les plus enthousiasmants de l’année ! Magnifiquement chanté par Hervé Niquet, le programme imaginé par Alexandre Dratwicki, directeur scientifique du Palazetto Bru Zane, sous le titre « Visions » (1 CD Alpha), va de sommet en sommet. Empruntés à des opéras, opéras-comiques, cantates et oratorios français, composés entre 1837 et 1919, les airs choisis relèvent tous du registre de l’extase mystique, où la piété se teinte de sensualité, où le sens du sacrifice est poussé jusqu’à l’exaltation divine. Particulièrement sublimes, les airs de la Geneviève d’Alfred Bruneau, de Gismonda d’Henry Février et la Vierge de Massenet. » Opéra Magazine

« “Visions – Visionen”! Der Titel signalisiert Fantastisches, das Reich der menschlichen Einbildung. Im Fokus stehen gewissermaßen hypersensibel veranlagte Frauengestalten, und was die Figuren miteinander verbindet, ist ihre Empfänglichkeit für jenseitige Welten und ihre Phänomene. Teilweise jagt das uns Hörern Schauder über den Rücken

Der CD-Tipp zum Anhören

Wenn Halluzinationen dem Wahnsinn Tür und Tor öffnen, wird es gefährlich für die betroffene Person – wie in diesem Fall Léonor in der Oper “Stradella” von Louis Niedermeyer. Der schweizerische Familienname dieses Komponisten und der italienische des Titelhelden fallen aus dem Rahmen innerhalb des frankophilen Programms, relativ bekannte Komponisten sind César Franck, Jules Massenet, Georges Bizet oder Camille Saint-Saens, weniger bekannte dagegen Alfred Bruneau, Benjamin Godard, Henry Février oder Fromental Halévy. Für interessante Einsichten sorgen sie alle: Dass zum Beispiel der Übergang von Frömmigkeit zu Sinnlichkeit ein fließender sein kann, offenbart eine wohlgeformte Kantilene von Lalla-Roukh, der Heldin einer exotischen opéra-comique von Félicien David.

Erfahrungsschatz und Gestaltungsintelligenz

Cornelie Falcon hieß eine Diva, die an der Uraufführung von französischen Opern der Romantik maßgeblich beteiligt war. “Falcon-Sopran” nennen die Stimmexperten ein dramatisches Fach, das eine prononcierte Tiefe und eine belastbare Höhe fordert, zumal Durchschlagskraft bei exponierten Spitzentönen. Heute präsentiert das keine Sängerin so perfekt wie Véronique Gens. Ihr ausgefeilter, stets geschmackvoller Vortrag brilliert auch diesmal durch großen Erfahrungsschatz und die Gestaltungsintelligenz einer hervorragenden Musikerin. Hervé Niquet und das Münchner Rundfunkorchester sind deutlich darauf bedacht, den Reiz und Wert der gewählten Gesangsstücke angemessen auszuleuchten. » Volkmar Fischer – BR Klassik

« Almost all of the composers featured here were quite superb melodists, and the disc is positively packed with memorable tunes – after listening just a couple of times I felt like I’d known the lush middle section of Bėatrix’s aria from Saint-Saëns’s Étienne Marcel and the pulsating refrain from Léonor’s big scene in Niedermeyer’s Stradella for years rather than days. (…)

Aside from the wealth of new discoveries on offer, the other great appeal lies in the rather magical chemistry in evidence between repertoire and artist. As Gens summarised it in that recent interview, ‘I’m not a soprano, and I’m not a mezzo – I’m something in between!’, and all of the music on this collection lies smack in her hitting-zone: though it ranges from a low B flat to a high C, most of the arias sit squarely in the middle of the voice, which enables her to enunciate the texts with superb clarity throughout. There’s a very particular something about Gens’s basic timbre which I’ve always found immensely engaging – her tone’s slender and dark without being plummy, coupled with a rather fast vibrato that’s tremendously expressive but never intrusive and which is eminently suited to the task of bringing these febrile heroines to life. » Katherine CooperPresto Classical

« For the Romantics, visions could be spiritual or sensual, scary or sublime and this fascinating collection of soprano arias ranges widely. The 19th-century religious fervour of César Franck’s Béatitudes and Jules Massenet’s La Vierge is contrasted with the secular grandeur of Henry Février’s Gismonda from 1919 and Halévy’s fine La Magicienne of 1858. What they all have in common is a nobility of utterance, united here by the stunning soprano of Véronique Gens, more often heard in earlier repertoire but bringing piercing clarity to these arias. There is something unrelenting about the vocal passion; » Nicholas Kenyon – The Guardian

« It’s provocative stuff, its emotional – at times emotive – impact immeasurably heightened by very careful programming…Gens and Niquet throw themselves into all this with an engrossing mix of abandon and restraint. Gens’s trademark combination of purity of utterance and smoky tone speaks volumes.» Tim AshleyGramophone, July 2017

« Admirers of Veronique Gens will Know what to expect : namely powerful characterisation, emotional commitment and singing of deeply moving beauty » Gramophone

« Gens has a cool, clear lyric soprano that sounds barely touched by the years, and brings idiomatic diction, tonal radiance and a wide spectrum of colour …Gens is at her peak, her singing gorgeous.» Sandrine Expilly – The Sunday Times

« Véronique Gens fait preuve d’une aisance qui, outre de tangibles affinités avec ce répertoire, démontre l’ampleur et la qualité du travail qu’elle a entrepris pour se l’approprier. Dotée de tous les moyens indispensables pour le servir en termes de puissance et de stabilité vocales, mais aussi de musicalité raffinée, de clarté d’articulation et de capacités à varier nuances et couleurs, la soprano sait s’appuyer sur sa longue expérience de la musique baroque pour ne jamais surcharger sa ligne et demeurer toujours très attentive à la mise en valeur des mots. Très engagée sans jamais tomber dans le travers de l’exagération, campant chaque personnage avec beaucoup de justesse, elle parvient sans peine à faire oublier quelques textes un peu faibles ou surannés dans une sélection toutefois globalement heureuse tant sur le plan documentaire qu’artistique. (…)

Voici donc un disque passionnant et réalisé avec soin qui, outre la confirmation de l’intelligence grandissante de Véronique Gens pour le répertoire romantique français, gratifie l’auditeur de quelques belles découvertes tout en réveillant son appétit pour des œuvres aujourd’hui assez négligées. Si l’un des responsables du Palazzetto Bru Zane me lit, ce dont je doute, qu’il sache que ce serait une sacrée belle idée de revivifier les oratorios (et assimilés) de César Franck, un compositeur qui semble heureusement revenir à la mode depuis quelque temps. » Jean-Christophe Pucek – Wunderkammern

« la chanteuse continue à dépeindre les tourments et les angoisses des héroïnes de la musique romantique française avec tout le brio qu’on lui connaît. (…)

Au-delà de ces visions, c’est la diversité des sentiments véhiculés par la soprano falcon qui exalte ces moments lyriques : la frénésie (Prière de Clotilde de Georges Bizet), la dévotion (La magicienne de Fromental Halévy), ou la folie et la démence (air du philtre de Roméo et Juliette de Gounod)… C’est à travers un sublime éventail d’affects que la soprano délivre un timbre riche et un vibrato bien calibré, toujours au service de l’expression et non pour une démonstration de sa technique. Mais ce qui différencie la musique vocale française des autres, c’est l’importance qu’elle donne au sens de chaque mot, de chaque phrase, ce que Véronique Gens défend par un phrasé qui fait continuellement sens et une approche de la déclamation sans pareil.

Ces extraits d’oratorios, d’opéras, d’opéras comiques et de cantates sont la preuve que l’artiste aime prendre des risques en faisant redécouvrir des pages lyriques depuis longtemps oubliées. » Charlotte Saulneron-Saadou – Res Musica

« Si chante des héroïnes pleines de qualités morales, elle n’en manque pas elle-même quand au sens de ce qu’elle investi et se dit prête à « perdre un peu de beauté de la voix, de la rondeur pour servir ces voyelles françaises peu vocales » (Hein, ON, è) très attachée donc à la compréhension du texte » Matthieu Conquet – L’actualité musicale (France Culture)

« Véronique Gens began her career with William Christie in Baroque opera, moving into Mozart and then into 19th century French opera and song. Visions finds her absolutely at the top of her powers. The concept indicated by the album title is a little diffuse: the pieces — arias from opera and oratorio and freestanding orchestral cantatas — do indeed include a few religious visions, but other pieces deal with love or deep upheaval. The visions, then, are emotions of some transcendent sort, and the program has an inwardness that builds in intensity as it proceeds. One might also classify the album in other ways: much of the music is all but unknown, even in France, and it’s not too much to imagine Gens doing for Romantic French opera what Renée Fleming did for Handel some years back. Each of these pieces is strong enough to make you wonder what else is out there, and Gens furthermore defines a whole new sound: she doesn’t hang out much at the top of her range, but instead explores a variety of timbres and attacks in the middle. The accompaniment by the Munich Radio Orchestra under Hervé Niquet, a specialist in French Romantic opera, is top-notch. A really thrilling release by one of the top sopranos in the world as of the mid-2010s. » James Manheim – All Music

« This new recital, performed and recorded with orchestra, puts the maturity of her “Falcon” soprano on full display.Having uncovered several unknown operas from composers such as David, Godard, Saint-Saëns and Halévy while working with the Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française, the standout soprano has once again joined forces with Palazzetto Bru Zane to produce Visions, an album which pays tribute to these composers and their previously undiscovered oeuvre. » classique First

« Véronique Gens est l’une des rares sopranos à avoir réussi le grand écart entre le baroque, où elle fit ses premières armes, et le romantisme français, qu’elle sert avec un charme irrésistible. Elle le fait de surcroît sans jamais céder aux enregistrements racoleurs. On se souvient de sa superbe trilogie “Tragédiennes” (Virgin), ou de son délicat “Néère”, qui chantait Hahn, Duparc et Chausson. “Visions” explore, cette fois, des airs d’oratorio, d’opéra et de cantates de l’Hexagone fin de siècle. Une renaissance pour des pièces délaissées, voire oubliées, de Bizet, Gounod, Halévy, David, Godard, Bruneau, Niedermeyer, et tout cela avec la complicité d’Hervé Niquet à la tête d’un très francophile Münchner Rundfunkorkester. Pour rendre vie à cette succession de propos dramatiques ou légers, profanes ou dévots, sensuels ou empressés, Véronique Gens puise avec élégance dans toute la palette des affetti – osons ici ce mot puisé au baroque. Mieux encore: de ce vibrato à la mode chez celles et ceux qui caricaturent le lyrisme des passions et des larmes cher au romantisme du XIXe, elle ne conserve, au contraire, qu’un souffle frémissant mais vital. Un CD précieux, à écouter en ne faisant absolument rien d’autre. » Stephane Renard – L’Echo

« Singing in her native French language Gens is on her most compelling form with her stylish and expressive voice engaging unerringly with each aria together with her charismatic presence. » Michae Cookson – MusicWeb International

« Gens also treats unfamiliar arias by better-known composers to some lambent, idiomatic singing. The Münchner Rundfunkorchester under Hervé Niquet offers quality support. » Richard Fairman – Financial Times

« Veronique Gens is in fine voice – indeed, she seems to be in her prime » BBC Music Mag

« Followed straight away by an other brand new favourite… The kind of repertoire that this form of baroque specialist is increasingly spreading her wings and her voice (…) It’s an outstanding recital » BBC Radio 3

« Véronique Gens bisent die Ausnahmezustände des Gemüts glaubhaft, wird dabei nie sentimentalisch, liefert großen Ausdruck, ohne etwa in die heute häufig geübte Unart eines allzu explosiven “Aufreißens” der Höhe zu verfallen. Dabei verlässt sie sich keineswegs auf Schöngesang, doch erreicht sie Expression durch souveräne Beherrschung der Gesangstechnik, nicht durch die Flucht ins Unkontrollierte. » Gerhard Presche – Foto Forum

 

La Reine de Chypre – Catarina Cornaro

Théâtre des Champs-Elysées / Palazzeto Bru Zane, 2017

« Véronique Gens (…) était sans conteste la meilleure soliste de la soirée, vaillante, sensible, belle diction et registre aigu éclatant. » Rémy Stricker, Opéra magazine

« Reine de Chypre et interprète incontournable du répertoire du grand opéra à la française, Véronique Gens était l’unique soliste féminine de cette distribution. Le rôle a paru taillé sur mesure pour sa voix claire et homogène du grave à l’aigu de sa tessiture. Sans surprise, Véronique Gens a fait preuve d’une grande maîtrise stylistique, abordant avec autant de facilité les longues phrases déclamées des passages en récitatifs que les mélodies plus sinueuses. » Caroline Dessaint, Bachtrack

« Véronique Gens prête au rôle-titre toute son habituelle noblesse et réussit une incarnation vibrante qui confirme son titre de tragédienne apte à défendre tout un répertoire auquel elle vient peu à peu. » Laurent Bury, ForumOpera

« Véronique Gens, hiératique et imparable développe sa grandeur de tragédienne pour interpréter ce rôle souverain. On ne reviendra pas à nouveau sur son intelligence musicale, son art sublime de la diction et sa présence scénique. » Alain Attyasse, Resmusica

« The French soprano is the epitome of grace and good taste, singing the role of Catarina beautifully. After a prelude of church bells and sinuous woodwinds, Act 2 opens with a long scena in which, in lilting barcarolle fashion, Catarina asks the gondoliers to pray for her. Gens was mesmerising here, darkening her voice to dramatic effect as the scene turns to a heartfelt plea. » Mark Pullinger, Backtrack

« Seule rôle féminin, Catarina Cornaro est confiée à Véronique Gens, toujours impeccable en tragédienne blessée, exemplaire de noblesse d’expression » Philippe Thanh, La Lettre du Musicien

 

Falstaff – Alice Ford

Staatsoper de Munich, 2017

« Ottima anche la Alice Ford di Véronique Gens, vocalmente inappuntabile e attrice di grande spessore. » Andrea Pedrotti, L’Ape Musicale

 

Iphigénie en Tauride – Title role

Opéra National de Paris, 2016

« Gluck trouve en Véronique Gens une interprète idéale. Le style et le raffinement de la musicienne, son aisance dans la déclaration, l’incroyable beauté de son chant, dont chaque mesure est habitée avec intensité, font de son Iphigénie une composition inoubliable. » Michel Parouty, Opéra Magazine

« La magnifique Iphigénie de Véronique Gens, à la présence fascinante et à la voix toute vibrante des brûlures qui hantent son personnage. La beauté de sa déclamation lyrique, la clarté frémissante de ses aigus et cette lumière intérieure qui émane d’elle, tout concourt à une émotion palpable qui ne retombe à aucun moment. » Alain Duault, Opera Online

« Vieille aristocrate à la fière allure mais à la démarche hésitante, ou ingénue perverse toute de satin vêtue, Véronique Gens est une Iphigénie inoubliable qui allie à la beauté du chant une parfaite adéquation scénique. Convaincue par la proposition de son metteur en scène (…), elle est un instrument merveilleusement malléable sans perdre pour autant sa forte personnalité : si « O toi qui prolongeas mes jours » nous transporte par l’homogénéité des registres, la netteté de la diction et la sculpturale beauté de la ligne, « O malheureuse Iphigénie » chantée archet à la corde comme une douce complainte, jambes dans le vide au-dessus de la fosse, constitue le sommet de la soirée. » François Lesueur, Concertclassic

« Véronique Gens littéralement inoubliable dans le rôle-titre. Iphigénie incarnée par Véronique Gens, vocalement au firmament de sa beauté plastique et coloriste. » David Verdier, Altamusica

« Véronique Gens chante ce personnage en s’appuyant sur tout le caractère que sa voix a forgé au fil des années. De sa prononciation du français surannée (les r roulés, les eu très fermés), elle construit une prosodie qui touche au drame (par des attaques de consonnes s’appuyant sur une note grave et pleine de souffle). Durant toute la tragédie, l’Iphigénie de Gens n’est que souffrance, que douleur et sanglots magnifiés dans ses graves résonances de poitrine. Sa voix intensément recueillie dans “Vous n’avez plus de rois, je n’ai plus de parents ; mêlez vos cris plaintifs à mes gémissements !” récolte les premiers applaudissements de la soirée, d’abord avec autant de douceur qu’elle en met dans sa mélopée. Changeant de robe (…), Iphigénie garde toujours sa triste mine. Elle transmet ce vague-à-l’âme aux vieilles dames alignées en avant-scène dans des tenues de deuil (…). Le vibrato de la soprano se resserre avec intensité afin “qu’on détache ses fers”. Sa voix s’éclaircit dans l’aigu, au point de n’être plus qu’une vibration. Même piano, le chant garde sa concentration dramatique ; même la tête dans un lavabo, Véronique Gens rend touchante la supplique “Ô toi qui prolongeas mes jours, reprends un bien que je déteste, Diane, je t’implore, arrêtes-en le cours, rejoins Iphigénie au malheureux Oreste.” » Charles Arden, Olyrix

« Ce n’est pas par esprit de clocher que l’on se réjouit de voir réunis trois chanteurs francophones de premier ordre pour les rôles principaux, mais par amour du beau chant qui, avec l’Iphigénie de Véronique Gens, s’écoule librement, sourd et jaillit de la moindre phrase, chaque mesure donnant à la soprano l’occasion de rappeler l’extraordinaire musicalité qui est la sienne. Jeune fille ou vieille femme, elle trouve dans l’ambivalence de la mise en scène et dans la gémellité avec sa doublure incarnée par Renate Jett, l’occasion de signer une interprétation mémorable. » Clément Taillia, ForumOpera

« La qualité des voix est à la mesure du défi. Véronique Gens en Iphigénie, tour à tour petite vieille hyper chic et prêtresse tourmentée, ajoute à sa présence dramatique rayonnante l’étendue d’une tessiture qui épouse en souplesse les inflexions de la partition. Toutes les nuances de la douleur sont incarnées, intériorisées, projetées : elle est bouleversante de justesse. » Christian Jade, RTBF

« The cast was excellent, its silent members too. (…) So often, French opera is plagued by an inability to sing in French: not just the language, but the style too. Such was never a question here. Véronique Gens drew one in, made us her confidants, never needing to raise her voice, although occasionally she could – and did – expand her dynamic range. Hers was a subtle, unfailingly alert performance in which all dramatic elements, just as Gluck requires, seemed to be at one. » Mark Berry, Seen and Heard International

« Véronique Gens serait-elle Iphigénie, ce rôle de falcon avant l’heure, dont même des mezzos se sont emparés ? Les premières mesures donnent la réponse : sans se durcir, la voix s’est assez corsée, pas seulement dans l’aigu, pour affronter la tempête qui va jeter Oreste et Pylade sur le rivage. Impeccable déclamation, ligne patricienne, tout ressuscite en elle le grand style français, sans parler de l’intensité douloureuse de l’interprétation. » Didier Von Moere, ConcertoNet

« Cantatrice idéale pour un rôle en dignité et en sincérité, Véronique Gens campe une Iphigénie de grande classe, affirmant une performance impeccable (…). Son air au IV: « Je t’implore et je tremble, O Déesse implacable ! » est un des rares moments de démonstration pyrotechnique vocale dans l’opus, interprété avec franchise et férocité, à l’effet d’exultation indéniable ! » Sabino Pena Arcia, Classique News

« Plus encore qu’en 2006, la distribution est ici exemplaire – au moins pour les premiers rôles – avec à sa tête la soprano Véronique Gens, Iphigénie toute de souffrance, torturée par la mort qu’elle doit infliger. Même recroquevillée sous un lavabo, elle confère à son « O malheureuse Iphigénie » une noblesse et une détresse sans pareilles. » Philippe Thanh, La Lettre du Musicien

« Dans le rôle-titre, la soprano française Véronique Gens sublime littéralement son personnage. Voix profonde et pure, aigus voluptueux, diction et musicalité parfaites, physique de madone italienne, c’est une véritable comédienne qui sait transmettre sa puissante sensibilité au service d’un rôle aussi complexe et d’une partition qu’elle affectionne sincèrement. Warlikowski la fait asseoir à l’avant-scène, face au public, les jambes au-dessus de la fosse d’orchestre, en robe de soie rouge écarlate, et ce moment nous bouleverse par la sobriété et le brio technique de la cantatrice. » Hélène Kuttner, Artistikrezo

« Véronique Gens succède en beauté et intensité à Susan Graham et Mireille Delunsch. Sa présence de braise et sa diction ciselée s’associent à ses graves mouillés de larmes et à ses aigus lunaires. Elle est de toute évidence l’une des grandes sopranos dramatiques d’aujourd’hui. Son Iphigénie traverse les temps et bouleverse. » Caroline Alexander, Webthéâtre

 

Proserpine (Saint-Saëns) – Title role

Opéra Royal de Versailles, 2016

« Véronique Gens assume sans problème la tessiture de « falcon » du rôle-titre. La richesse de son medium, la puissance et l’énergie qu’elle déploie, la désignent parfaitement à un tel emploi. Ajoutons qu’à son habitude, la soprano française donne de son héroïne une interprétation riche et nuancée, dépourvue des excès réalistes que pourrait supposer cette amante trop passionnée, face à laquelle les autres personnages pâlissent. »

« La distribution rassemble des voix coutumières des productions de Palazzetto, qui a su constituer depuis une demi-douzaine d’années une vraie équipe d’interprètes découvreurs passionnés. A commencer par Véronique Gens dont la Proserpine possède l’autorité et le sens tragique requis, des ambiguïtés dans l’expression aussi qui traduisent une approche très fouillée du personnage. » Alain Cochard, Concertclassic

« La terrible Proserpine est incarnée par Véronique Gens qui ne surcharge pas son interprétation et ne la tire pas vers une théâtralité réaliste brute mais donne bien de la finesse psychologique et de la complexité à ce personnage tortueux dont elle sait déployer aussi toute la violence. » Jean Calmont, La Lettre du Musicien

« C’est dans l’ombre de Didon et d’Elvire qu’évolue Véronique Gens, aussi loin de la Courtisane hystérique que de sa sulfureuse cousine Dalila. Le profil vocal diffère également de celui de la contralto Pauline Viardot, de Rose Caron « en moins maigre » (Saint Saëns dixit) ou du lyrique large et solaire de Cornélie Falcon auxquelles avait pensé le compositeur. Ici, le chant sobre, précis, habité de la tragédienne sert admirablement la musique de Saint-Saëns, en symbiose avec l’orchestre et ses partenaires. Tour à tour prostrée, outragée, éperdue, elle domine -par ses nuances et son style- une distribution à la diction française parfaite. » Bénédicte Palaux Simonnet, Crescendo Magazine

 

Don Giovanni – Donna Elvira

Dutch National Opera, 2016

« Although the cast was strong, completed by the first-rate chorus, only Véronique Gens gave a starry performance, but the team work surpassed individual contributions. As Donna Elvira, Gens pierced the air nervously with her pearly soprano in her entrance aria. By the time she got to her beautifully carved “Mi tradì quell’alma ingrata”, her character had achieved a level of tragic pathos which was missing in the other opera seria figures. » Jenny Camilleri, Bachtrack

« Ottimo il canto di Véronique Gens » Edoardo Saccenti, Operaclick

Gstaad, 2015

« À l’aisance scénique de ces deux protagonistes s’ajoute la classe naturelle d’une Véronique Gens (Donna Elvira) en grande forme vocale. Sa présence, sa silhouette longiligne dans un fourreau noir, ses longues mains expressives, donnent à son personnage une dignité ambiguë quand on sait que Donna Elvira ne peut résister au charme de Don Giovanni. Vocalement, les ans ne semblent avoir aucune prise sur sa voix toujours parfaitement conduite. » Jacques Schmitt, Resmusica

 Royal Opera House Covent Garden, 2014

« The women are powerful. Véronique Gens is a vocally overwhelming Elvira » Michael Tanner, Spectator

« Gens puts her lyric-soprano gift to lovely use in her betrayal aria » Michael Church, The Independant

« Véronique Gens’ Donna Elvira couples ardent passion with resentful fury. Although Gens offered an impassioned ‘Mi tradi’ — a fiery denouncement of the perfidious betrayer — with superb breath-control and dynamic variation, Elvira remained determined to believe the best (or ignore the worst) of the man who has deceived her. » Claire Seymour, Opera Today

« Excelentes el énfasis, riqueza de dinámicas y robustez de timbre de la Elvira de Véronique Gens cuyo ‘Mi tradì’ le valió el mejor aplauso de la noche. » Augustin Blanco Bazan, Mundo Clasico

Opéra National de Paris, 2012

« Véronique Gens au sommet de son art, trouve sans doute son meilleur rôle pour ses débuts in loco. Sa voix ronde et charpentée, ses aigus épanouis enfin libérés de toute contrainte mis au service de cette Elvira, amoureuse à la dérive, alcoolique et jusqu’au-boutiste, suscitent une réelle émotion dans cet univers de bureaux glacé et faiblement éclairé – et quelle maîtrise du chant mozartien pour assumer aussi pleinement ses deux airs. » François Lesueur, Concertclassic

« Mais ce soir, c’est surtout la revanche des femmes. Celle de Véronique Gens, d’abord, Elvire monumentale pour ses débuts à l’Opéra (pincez-moi, je rêve). » Emmanuel Dupuy, Diapason

« Aussi étonnant que cela paraisse, Véronique Gens faisait également ses débuts à l’Opéra national de Paris: (…) la tragédienne s’impose dans ce personnage à sa mesure – émouvante en femme dépressive aux tendances autodestructrices (un personnage à la Haneke, en somme). » Gilles d’Heyres, ConcertoNet

 

Dante – Béatrice

Opéra Royal de Versailles, 20116

« Mais c’est Véronique Gens qui soutient au mieux la partition, comme nous l’annoncions : souveraine de phrasé, de nuances et d’amplitude, comme aussi d’aura. L’incarnation de Béatrice, telle que Godard l’aurait rêvée ? » Pierre-René Serna, Concertclassic

 

Alceste – Title role

Wiener Staatsoper, 2016

« Die Krone des Abends gebührt zweifelsohne der Titelheldin. Seit der Premierenserie im Jahr 2012, die der Verfasser dieser Zeilen ebenfalls besucht hat, ist Véronique Gens noch mehr mit der Rolle verwachsen. Sie präsentierte sich als übermenschlich leidende Heldin, so wie eine Tragédie lyrique es von ihren Heldinnen und Helden verlangt. Dabei erwies sich Gens darstellerisch wie sängerisch als Vollbluttragödin und setzte einen ersten Höhepunkt mit ihrer Arie „Divinités du Styx“ am Ende des ersten Aktes. Die verschiedenen Affekte dieser Arie wusste sie stets richtig zu treffen und musste dabei auch keinerlei Angst vor den Höhen und vor allen Dingen den Tiefen der Tessitura haben. Sensibel begleitet von Les Talens Lyriques schwebte sie mit ihrer reinen, sehr lyrischen Stimme, die aber auch zu den notwendigen dramatischen Ausbrüchen fähig ist, geradezu durch ihre Partie. (…) Die Bravorufe für Véronique Gens sowie für Dirigent und Orchester hatten durchaus ihre Berechtigung. » Simon Haasis, Bachtrack

« So modern waren die Ansprüche dann ein halbes Jahrhundert lang nicht mehr, bis Richard Wagner sich an dem großen Vorbild ein Beispiel nahm und laut offizieller Geschichtsschreibung jene „unendliche Melodie“ erfand, die eine Sängerin vom Format der Véronique Gens schon bei Gluck zum Klingen bringt. Enorm, was diese Künstlerin an subtil schattiertem Belcanto zu bieten hat. Der Sopran klingt mollig weich und warm in allen Lagen, muss selbst bei den Posaunenattacken der „Divinités du Styx“ nicht forcieren, gewinnt aber an Intensität, je mehr Diminuendo die Partitur verlangt. » Wilhelm Sinkovicz, Die Presse

« Les performances des chanteurs sont aussi remarquables. Deux d’entre eux sortent particulièrement du lot: Véronique Gens, dans le rôle-titre qu’elle connaît à la perfection, rayonne de naturel. Elocution impeccable, voix ample et agile: elle parvient tout entière à combiner les attributs royaux avec une humanité émouvante de grâce. » Dimitri Finker, ConcertoNet

« Véronique Gens était une Alceste royale et humaine, épouse et mère émouvante, héroïne et victime. Sa voix longue et son timbre lumineux s’adaptaient parfaitement aux exigences de la partition qu’elle interprétait avec grande intensité. » Erna Metdepenninghen, Crescendo Magazine

Opéra National de Paris, 2015

« Véronique Gens est-elle une Alceste idéale ? Tout le laisse croire. La dignité de son maintien, des couleurs vocales utilisées pour donner son sens à la ligne mélodique, une vraie culture musicale et une profonde connaissance de ce répertoire, une expression sensible et émouvante font de la soprano française une artiste irremplaçable , qui a trouvé en Gluck un terrain d’élection. » Michel Parouty, Opéra Magazine

« Véronique Gens est une Alceste exceptionnelle. Par sa présence vocale et scénique, elle règne sur le plateau en grande tragédienne, incarnant de façon époustouflante cette femme moderne, maîtresse de son destin, à des années-lumière des héroïnes classiques. Qu’elle exprime l’amour, le déchirement (« Non, ce n’est point un sacrifice ») ou la détermination farouche (« Divinités du Styx »), sa voix rayonne et trouve de bout en bout, sans jamais faillir, les accents, les couleurs et l’énergie les plus justes. » Jean-Marc Piriou, Bachtrack

« Gens enfin sacrée à Garnier.

Dans le rôle vocalement redoutable d’Alceste qu’elle a déjà endossé, Véronique Gens trouve matière à déployer son art, tragédienne d’une noblesse infinie, mère aimante et épouse sacrificielle, héroïne flamboyante et résolument humaine. Là où tant d’autres ont buté sur cette tessiture centrale, la cantatrice évolue sans effort apparent, s’appuyant sur une déclamation artistement domptée, une ligne de chant nourrie et un style qui n’appartient qu’à elle. Digne dès les premières phrases, à la fois colorées et intenses (« Sujets du roi le plus aimé »), l’Alceste de Gens passe par tous les états, de la passion aux affres de la douleur, luttant de toutes ses forces contre les Dieux avec une volonté irréfragable qui nous valent des moments de pure satisfaction musicale, qu’il s’agisse des longs récitatifs ou des airs attendus tels que « Divinités du Styx », « O dieux soutenez mon courage », ou « Ah, divinités implacables ». Par chance l’esthétique d’une intemporelle abstraction (les dessins à la craie sans cesse exécutés puis effacés, symbolisent le caractère fugitif de toute chose) imaginée par Olivier Py et son décorateur Pierre-André Weitz, met en valeur ses dons de comédienne, son élégance et son frémissement naturel, qui conviennent à merveille à ce personnage bouleversant. » François Lesueur, Concertclassic

« le rôle-titre s’incarne aujourd’hui dans les tripes de Véronique Gens. Sublime Alceste à couper le souffle, Véronique Gens magnifie le rôle entre retenue et libération dramatique, en déployant progressivement devant l’auditoire le sortilège de ses talents de cantatrice. » Charlotte Saintoin, Olyrix

« c’est à présent la soprano Véronique Gens qui remporte un triomphe dans un rôle exigeant, qu’elle a souvent interprété, et auquel elle donne ce soir une dimension exceptionnelle. Au frémissement dans sa voix dès sa première apparition (« Sujets du roi le plus aimé »), on pressent l’énergie maîtrisée qui se déploiera ensuite tout au long de la soirée et dont les accents révèlent à chaque instant l’immense cantatrice et la grande tragédienne, avec ces moments où vacille l’idéal classique de « noble grandeur », comme à la fin de l’acte II (« Cet effort, ce tourment extrême / Et me déchire et m’arrache le cœur »). » Fabrice Malkani, ForumOpera

« Véronique Gens a beaucoup pratiqué [ce rôle] et elle lui confère toute sa dimension tragique et sa noblesse. Sa diction est admirable, la voix constamment souple et à l’aise, et elle se joue des pièges de «Divinités du Styx» avec une grande aisance, conférant une tendresse débordante à «Ah malgré moi» et déclamant avec une science parfaite «Non ce n’est pas un sacrifice». » Olivier Brunel, ConcertoNet

« L’attente est grande quant à Véronique Gens. D’allure littéralement callassienne, la chanteuse livre une performance de grande classe » Jean-Luc Clairet, Resmusica

« Véronique Gens prend la relève et joue gagnante. Chevelure dénouée, longue silhouette errant à la poursuite de son destin, elle est Alceste, mère, femme, amante, martyre Elle la connaît bien, cette femme tragique malgré elle, elle s’est glissée déjà dans ses douleurs et ses espoirs à Aix-en-Provence, à Vienne… Elle sait comment en faire revivre les frémissements intérieurs jusqu’au bout des aigus dorés de sa tessiture de soprano. » Caroline Alexander, Webthéâtre

« Véronique Gens (…) si dimostra una musicista di altissimo livello, evita ogni primadonnismo e aggiunge il suo strumento all’orchestra di Minkowski, colorando i recitativi – fondamentali in quest’opera – del giusto accento ma rifuggendo ogni enfasi retorica e dominando con splendida levigatezza le arcate vocali delle oasi liriche. Alla fine dello spettacolo il pubblico le decreta un meritato e caloroso trionfo. » Daniele Galleni

Wiener Staatsoper, 2012

« Véronique Gens is a specialist in the tragic heroines of early opera and she didn’t disappoint in her house debut – Alceste fits her like a glove, her clarity of tone and intonation being especially pleasing. »

« L’une des grandes voix du chant baroque dans le monde, la soprano française Véronique Gens, a connu lundi soir un triomphe pour ses débuts au prestigieux Opéra de Vienne (Staatsoper) dans le rôle-titre de l’opéra “Alceste” du compositeur allemand Christoph Willibald Gluck (1714-1787). » Le Point

 

Cinq Mars (Gounod) – Marie

Opéra Royal de Versailles, 2015

« Véronique Gens interprète une Marie tour à tour rêveuse puis amoureuse, toute de grâce dans ses différentes interventions. Comme à son habitude, la soprano française, régulièrement invitée à Versailles, distille toutes les subtilités de son timbre corsé autour d’une interprétation intense et théâtrale. Dans cette version de concert, les constants regards lancés à ses partenaires sont autant de signes d’une admirable volonté d’imposer le sens au-delà du seul chant. » Florent Coudeyrat, ConcertoNet

« Royale, altière de ligne et distinguée malgré les émotions fortement contrastées qui lui sont demandées, la Marie de Véronique Gens tombe sans un pli sur cette ample voix que le temps ne semble pas vouloir altérer et qui se joue des difficultés techniques avec une réelle assurance. » François Lesueur, Concertclassic

« Même moins nombreux et moins spectaculaires que dans ses opéras précédents, les airs ne déméritent pas : “Nuit resplendissante et silencieuse” est l’un des plus beaux nocturnes jamais écrits pour la scène lyrique. Dès cet air sublime jusqu’au puissant duo final, Véronique Gens s’avérera une interprète idéale de ce répertoire. » Bruno Peeters, Crescendo Magazine

 

La Jacquerie (Lalo) – Blanche de Sainte-Croix

Festival Radio-France de Montpellier, 2015

« Véronique Gens donne à Blanche une vie singulière. Elle nous émeut par la qualité et la vérité dramatique de son chant. Les épreuves qu’elle traverse vont transformer la jeune fille sage soumise à un père attentionné en une héroïne passionnée, prête à sacrifier sa vie avec Robert. La voix est fraîche, remarquablement conduite avec un médium riche, des aigus aisés et souples. « L’oiselet du joli bocage » (acte III), rêveur, nous fait oublier Lalo, et préférer Coquard. « Dieu, comme cette odeur est douce et printanière », très soutenu, bien timbré, est d’une émotion retenue. Les mots font défaut pour décrire l’exaltation pathétique atteinte au finale.Son duo avec Jeanne,  précédé du solo de cor anglais du 4e acte, est poignant. Chacune trouve les accents les plus justes pour en faire un point culminant de l’ouvrage. » Yvan Beuvard, ForumOpera

« Véronique Gens (Blanche) dont l’incarnation, aussi dominée vocalement qu’intensément vécue, emporte l’adhésion. » Alain Cochard, ConcertClassic

« Egalement liée à ces ouvrages romantiques du XIXème siècle (Herculanum, Cinq-Mars, Dante), Véronique Gens, grande prêtresse de ce style français qui associe ampleur de la déclamation, maîtrise des registres et extension sur toute la tessiture, incarne Blanche avec l’élégance et la droiture qui font d’elle une cantatrice immanquable dans ce répertoire singulier. » François Lesueur, Concertclassic

« Véronique Gens envoute par la beauté royale de sa diction et de ses phrasés. » Pierre Degott, Resmusica

« The soprano, Véronique Gens, is utterly magnificent as Blanche, a count’s daughter, whom Robert loves despite the social gulf between them. Her tone has a delightful shimmer, yet she also conveys the changing phases of Blanche’s devotion, distress, and—at several points—bitter anger. » Ralph Locke, Opera Today

 

La Belle Hélène – Title role

Grand Théâtre de Genève, 2015

« La distribution, heureusement, réserve quelques vives satisfactions, à commencer par la somptueuse Hélène de Véronique Gens, l’une des plus séduisantes qu’il nous ait été donné d’entendre. Le timbre riche, l’émission homogène et l’aisance dans l’aigu de la soprano française opèrent d’authentiques miracles, que complètent une stature de tragédienne parfaitement en situation et en diction exemplaire. » Richard Martet, Opéra Magazine

« Véronique Gens, triomphatrice de la soirée dans le rôle-titre, avec la vocalité sans faille qu’on lui connaît, et un entregent que l’on ne lui soupçonnait pas, a de qui répondre. » Pierre-René Serna, Concertclassic

« Sur papier comme sur scène, La belle Hélène proposée par le Grand Théâtre de Genève ne manque pas d’atouts, à commencer par la présence de Véronique Gens. A l’épreuve de l’opéra-bouffe, cette tragédienne hors pair s’avère une excellente comédienne. Sa reine de Sparte, façon grande Duduche distinguée, pas si éloignée dans l’allure de ce qu’en faisait Felicity Lott à Paris, tient scéniquement la route. Ce n’est pas si évident s’agissant d’un personnage auquel on demande d’être ridicule et sublime à la fois, Elle chante aussi rudement bien, d’une belle voix de falcon qui épouse sans un pli un rôle destiné à l’origine au mezzo-soprano d’Hortense Schneider. Aucune note artificielle, aucun écart ou effet malvenus, le texte coule avec une élégance naturelle et une intelligence du mot qui fait la fille de Léda, sœur drolatique d’Alceste applaudie à Garnier en juin dernier. » Christophe Rizoud, ForumOpera

« Véronique Gens fait d’une pierre du coup : elle débute au Grand Théâtre de Genève et chante son premier rôle comique, à contre-emploi de ses engagements habituels. Reine quelque peu sur la réserve, son « L’homme à la pomme, ô ciel ! » chanté devant l’orchestre, dans une parodie d’elle-même avec de grands gestes de tragédienne, bras levés au ciel, n’en constitue pas moins le grand moment de la soirée. » Claudio Poloni, ConcertoNet

« Véronique Gens délaisse ses héroïnes tragiques, tout en usant de leur diction parfaite et de leur déclamation pour dessiner une Hélène grande dame, à l’affût du moindre flirt. » Paul-André Demierre, Crescendo Magazine

 

Der Freischütz – Agathe

Théâtre des Champs-Elysées, 2015

« Avec cette Agathe aux reflets opalescents et au legato soyeux, Véronique Gens confirme son statut de grand soprano français. Connue surtout de ce côté du Rhin pour ses Mozart et ses Gluck, la cantatrice a déjà affronté Pamina, Eva et ce Freischütz à la scène – au Staatsoper de Berlin en 2013 (2). Cette prestation parisienne montre d’évidentes affinités avec un répertoire qui n’attend qu’elle, ce personnage plutôt placide bénéficiant de sa longue voix à la pâte moelleuse et ductile, du rayonnement naturel de son instrument et de la plénitude d’un aigu libéré : à quand Elisabeth, Ariadne ou la Maréchale ? … » François Lesueur, Concertclassic

« Un chef-d’œuvre de l’opéra allemand donné en version de concert, avec une réussite mémorable, notamment pour Véronique Gens et la direction de Thomas Hengelbrock.

(…) Quant à Véronique Gens, elle donne naturellement une distinction presque hors de propos à son Agathe, mais le legato suspendu de ses deux airs est digne des plus grandes interprètes du rôle. » Olivier Mabille, Resmusica

 

Le Nozze di Figaro – Contessa Almaviva

Staatsoper de Munich, 2014

« Del solvente reparto destacaron las brillantes encarnaciones de Gerald Finley y Veronique Gens para la pareja de condes. (…). Irreprochable. Gens, por su parte, nos sorprendió con una voz con más cuerpo y firmeza, perfectamente dotada para dar voz a una Condesa de acento templado y terso. Con una emisión muy mimada, bordó sus dos principales intervenciones, el “Porgi, amor…” y el “Dove sono…”. En escena puede antojarse un tanto patosa, pero lo justo y necesario para añadir un gramo de simpática comicidad al retrato de la Condesa. » Alejandro Martinez, Codalario

 

Iphigénie en Aulide – Iphigénie

Theater an der Wien, 2014

« This time round the roles of Diane and Iphigénie were shared (chronologically) between Lenneke Ruiten and Véronique Gens. Ruiten has the somewhat younger and fragile timbre (…) , with Gens displaying the fuller mid-range and richer sound in general. Both were superb in different facets and cleverly cast for their respective tasks. Each has pure class vocally and artistically, and as such were a luxury to enjoy in one sitting. » Moore Parker, The Opera Critic

« Véronique Gens est impériale dans ses deux rôles. Plutôt retenue et distante en Diane, elle se mue en très grande tragédienne dans son incarnation d’Iphigénie : la voix se tend sans jamais perdre de sa chaleur et le jeu, canalisé à l’extrême, soutient le chant sans s’imposer indument à l’attention. Eric Pousaz, Opéra Magazine

Dutch National Opera, 2011

« L’argument principal de ce diptyque antique demeure les deux solistes féminines, française donc intelligiblement convaincantes ; mais davantage encore, actrices et chanteuses : Gens illumine de son chant nuancé et sobre, constamment proche du verbe, la figure d’Iphigénie en Aulide, fière et victime à la fois, prête à subir les foudres sacrificielles d’une Diane décidément inflexible » Carter Chris-Humphray, Classiquenews

« Nell’Iphigénie en Aulide, Véronique Gens risolve il ruolo trovando accenti di patetica rassegnazione grazie anche a una linea di canto morbidissima e sfumata. » Edoardo Saccenti, Operaclick

« La gran protagonista de la noche en el apartado vocal fue la gran Veronique Gens, que desgranó su Diana, primero, y su Ifigenia, después, con una suma de fuerza, teatralidad y convicción digna de admirar. En escena su impacto es indudable, con esa firme fragilidad y ese perfil callasiano, como el de una efigie clásica, con esa figura estilizada y poética, ese cabello negro recogido y ese gesto tan adusto como expresivo. Estamos sin duda ante una consumada actriz trágica. Lo vívido del acento, la honestidad del timbre y la hondura de su recreación escénica se conjugan en ella para dar vida a una encarnación sobresaliente. » Alejandro Martinez, Codalario

 

Herculanum (David) – Lilia

Opéra Royal de Versailles, 2014

« Car on ne peut, également, que saluer la peine que se donnent les interprètes : une Véronique Gens parfaite, comme toujours, d’une projection nerveuse et intense. » Pierre-René Serna, Concertclassic

« “(…) Véronique Gens incarne une Lilia toute dévouée à sa foi, avec un timbre qui n’a peut-être jamais sonné aussi beau, et une expression d’une intensité poignante.” » Opéra Magazine

« Véronique Gens l’avait prouvé avec les volumes successifs de la série Tragédiennes, et surtout dans le dernier : la musique du XIXe siècle lui convient à merveille, ce que confirme une fois encore sa prestation dans Herculanum. La voix est à l’aise dans l’ensemble de la tessiture sans jamais trahir l’effort, l’incarnation est admirable et l’on rêve de la réentendre dans bien d’autres œuvres du même type. » Laurent Bury, ForumOpera

« (….) la Lilia très gluckienne de Véronique Gens prend l’avantage dans les deux derniers (actes), notamment dans le sublime credo lyrique qu’elle brandit comme une grenade dégoupillée. » Telerama

« Heureusement, le rôle de Lilia semblait cousu sur mesure pour Véronique Gens : sa voix s’y déployait dans toute sa richesse, superbement caractérisée en victime fidèle en amour comme en religion, émouvante et large. » Clément Rochefort, La Lettre du Musicien

« Véronique Gens is utterly magnificent as Lilia, maintaining a full, rounded sound even while conveying much dramatic specificity. » Ralph Locke, Opera Today

 

La Clemenza di Tito – Vitellia

La Monnaie de Bruxelles, 2013

« Dans ce contexte télédramatique, la seconde des deux distributions affichées à la Monnaie surclasse la première, non seulement parce qu’elle est plus télégénique, mais aussi sur le plan de la caractérisation vocale – sinon du beau chant, dont la palme revient à la Vitellia majestueuse de Véronique Gens. » Mehdi Mahdavi, Diapason

« Port aristocratique, timbre luxueux, Véronique Gens incarne une Vitellia fouillée, affirmée et vocalement digne de sa réputation » Sébastien Foucart, ConcertoNet

« Il soprano francese  Véronique Gens, pure specialista in repertorio barocco e in Mozart, è Vitellia, il personaggio forte e volitivo che domina la storia. La Gens è apparsa subito pure lei visivamente molto  adatta al ruolo, bella donna imperiosa. La cantante affronta questo ruolo dalla tessitura ambigua, tra il mezzosoprano e il soprano, con notevole proprietà stilistica » GBOpera

 

Récitals & Concerts

Mélodies françaises – Théâtre Royal de la Monnaie, 2019

Véronique Gens et Susan Manoff ont, tel deux rayons de soleil, éclairé la scène de la Monnaie hier soir. Dès leur entrée en scène, le ton est donné. Immédiatement, le public est transporté dans un monde plein de fraîcheur et de générosité.(…)Qui ne serait pas charmé par cette voix solaire et homogène dans tous les registres? Elle (Véronique Gens) nous offre également quelques pianos d’une extrême finesse. Son jeu est efficace sans être extravagant et elle nous fait même rire, notamment dans les fables de la Fontaine de Jacques Offenbach, ou encore Madame Eustache de Francis Poulenc.
Chez ces deux musiciennes, la musique jaillit d’elles avec un naturel et une simplicité déconcertants. C’est comme une évidence.”crescendo magazine

Shéhérazade

Opéra de Rouen, 2018

Véronique Gens interprète les trois poèmes de Shéhérazade de Maurice Ravel, parfaitement mis en valeur par sa voix de soprano Falcon dont les bas mediums et les graves incroyablement sonores flirtent avec le mezzo-soprano. Elle interprète avec simplicité et sans excès la première mélodie, l’Asie, et trouve l’équilibre absolu avec l’orchestre. Véronique Gens privilégie le texte avant tout et parvient, grâce à sa diction d’exception, à s’effacer entièrement pour devenir la conteuse de l’Orient. Elle ne regarde quasiment jamais sa partition mais parcourt la salle de son regard profond dans lequel se reflète l’exotisme de la Perse, de l’Inde, de la Chine pour délivrer une mélodie pure. La voix est juste, souple, et la technique exemplaire. Les aigus sont vaillants et éclatants. (…) Les applaudissements retentissent longtemps et après être revenue saluer humblement, presque timidement, trois fois, Véronique Gens et l’orchestre entament joyeusement avec beaucoup d’énergie, en bis, L’Île inconnue de Berlioz qui conclut la première partie du voyage.”Olyrix

Opéra National de Lyon, 2018
« Le cycle de Ravel nécessite donc une cantatrice sachant déclamer et mettre en relief toutes les variations sémantiques des poèmes de Tristan Klingsor. Il exige aussi une certaine vaillance vocale en comportant des épisodes intensément lyriques, notamment dans Asie. Véronique Gens répond parfaitement à ces attentes par sa diction, exemplaire, et son attention constante au texte qu’elle énonce. Soutenue habilement par Daniele Rustioni, qui se plie à l’interprétation subtile de la chanteuse, la voix se déploie avec aisance, mais se contient aussi quand les mots l’exigent. La soprano française, qui a enregistré la pièce de Ravel avec des oeuvres de Berlioz en 2012, semble avoir encore gagné en maturité. Le public lui réserve d’ailleurs une ovation méritée. » Jean-Christophe Branger – Ôlyrix

 

Festival d’Ambronay 2018 

« Tragédienne et lyrique : superbe Véronique Gens au Festival d’Ambronay.
[…] C’est alors que Véronique Gens apparaît sur scène pour l’intense et colérique « Funeste, Amour » (extrait de Scanderberg) de François Rebel (1701-1775) et François Francoeur. La soprano est superbe de présence et d’aisance. Le soin extrême porté à la langue française et l’homogénéité de sa voix permettent une parfaite clarté de son discours. […] L’acte premier, L’Eau, débute par le déferlant Air pour les esprits élémentaires (Scanderberg – Rebel), avec le grondement des percussions toujours aussi surprenantes, avant que Véronique Gens ne chante la captivante plainte et colère de Polydore « C’en est donc fait » de Jean-Baptiste Stuck. […] Véronique Gens se fait conteuse et même véritable tragédienne avec « Enfin il est en ma puissance » (Armide – Lully). La pertinence entre les intentions musicales sûres de la soprano et le texte de Philippe Quinault offrent à cet air une interprétation très convaincante. […] Dans « Mes yeux, fermez-vous à jamais » (Le Carnaval de Venise) d’André Campra, Véronique Gens se montre très touchante, magnifiquement soutenue par Les Surprises. Sous la direction investie, énergique et équilibrée de Louis-Noël Bestion de Camboulas, l’orchestre et la soliste savent toucher l’auditeur en plein coeur. […] Véronique Gens se montre terriblement captivante dans « Noires divinités » (Scylla et Glaucus) de Jean-Marie Leclair, avec une impressionnante palette de timbres, toujours intelligemment utilisée. Son chant terrorise les éléments et provoque un terrible et violent Orage (Platée–Rameau). Après la tempête, le calme et la profondeur de l’Entrée de Polymnie (Les Boréades – Rameau) clôt l’acte. […] Longtemps et chaleureusement applaudis, Les Surprises offrent en bis un Rigaudon festif avant que Véronique Gens n’offre à son tour de nouveau le magnifique « Mes yeux, fermez-vous à jamais », invitant sans aucun doute le public à fermer les siens pour ne garder en mémoire que les sublimes moments de cette soirée. » Emmanuel Deroeux –  Ôlyrix

« Ni soprano ni mezzo, capable d’aigus étourdissants et de graves délicatement cuivrés, la chanteuse française récompensée en 1999 par une Victoire de la musique possède la couleur idéale pour ce style français codifié par Lully, celui de la tempérance, de la clarté et de la rigueur qui tourne le dos aux acrobaties vocales de la musique italienne. Avec sa voix rare, elle a interprété sept airs, parmi les plus représentatifs du baroque français, notamment ce poignant “Mes yeux fermez-vous à jamais“, extrait du Carnaval de Venise de Campra, redonné en bis. » Antonio Mafra – Le Progrès

 

Festival Berlioz, La Côte-Saint-André 2018

« […] avec une ligne de chant conduite avec maestria, incluant des élans passionnés et la classe qui la caractérise, Véronique Gens chante en roulant très légèrement les « r » – comme il convient au style de l’époque. D’abord, l’air « Je ne suis qu’une pauvre enfant » de la cantate Geneviève d’Alfred Bruneau où elle est admirable de pudeur et de simplicité. Tandis que par la suite, dans un chant aérien délicatement soutenu par une harpe, « Rêve infini, divine extase » de l’oratorio de Jules Massenet, La Vierge, transparait la ferveur et l’élan mystique de l’Assomption de Marie. » Brigitte Cormier – Forum Opéra

 

Bouffes du Nord, Paris, 2017

« En harmonie avec la vibration particulière du lieu, la voix de Véronique Gens, pour ce récital consacré uniquement à des mélodies en langue française, se déploie librement dans un espace qui met en valeur le duo sensible, amusant et émouvant, qu’elle forme avec la pianiste Susan Manoff. Duo d’actrices autant que de musiciennes, donnant tout son sens à un programme qui remet à l’honneur l’éclectisme des concerts du XIXe siècle, la variété des styles et des registres, l’alternance des climats et des affects pour lesquels la maîtrise absolue doit toujours donner l’illusion de la spontanéité et du naturel, comme si chaque moment, chaque son était improvisé, mais dans le respect de la diction, de la prononciation, de l’articulation de la moindre syllabe.

Ainsi Véronique Gens nous amuse-t-elle, gracile et mutine, tremblante comme une feuille ou tendue comme un arc, jouant, au sens plein, à la débutante ingénue, à l’actrice rouée, à la diva comblée, partageant avec Susan Manoff pantomimes et pitreries. Ainsi Véronique Gens nous émeut-elle, grave et recueillie, vibrante de nostalgie, digne comme une tragédienne ou contemplative comme une poétesse, amoureuse éperdue, âme solitaire qui se souvient, cœur abandonné qui pleure.

Dialoguant ou à l’unisson, dans les contrastes et dans les échos, la chanteuse et la pianiste au jeu subtil et élégant affirment des personnalités distinctes et pourtant en étroite proximité. Comme une évidence, mais aussi comme si c’était toujours la première fois, Véronique Gens est tour à tour reine des Halles (Varney), « femme accomplie » (Le Cosaque), elle est à la fois fleur et papillon (Fauré), cigale et fourmi, corbeau et renard (Offenbach), reine de Chypre (Halévy) et mam’zelle Gavroche (Hervé). La plasticité de sa voix permet à ces incarnations multiples d’être pleinement convaincantes, efficaces et toujours au service du texte, dans le répertoire de l’opérette, avec Louis Varney et Hervé, comme dans les mélodies enivrantes de Duparc, Dubois, Chausson, pour atteindre un sommet d’émotion dans les mélodies de Reynaldo Hahn (spécialement Trois jours de vendange d’Alphonse Daudet) et celles de Gabriel Fauré et d’Édouard Lalo : à l’échange théâtralisé par la gestuelle et la diction entre le Papillon et la Fleur (Victor Hugo) succèdent le lyrisme intense des Roses d’Ispahan (Leconte de Lisle) et la bouleversante interprétation des Berceaux (Sully Prudhomme) et de Tristesse (Armand Silvestre). À quoi répondent en contrepoint les deux fables de La Fontaine qui sont un beau moment d’humour en musique. En demi-teinte se font entendre aussi, de Reynaldo Hahn encore, Néère (qui donne son nom au dernier disque de Véronique Gens), À Chloris et Tyndaris.

Lorsque le concert se termine, avec une version tendrement mélancolique des Chemins de l’amour (Francis Poulenc sur un texte de Jean Anouilh), le public transporté en demande encore. Pour les deux bis, deux genres à nouveau s’expriment, dans une saisissante mise en miroir : l’air de Catarina provenant de La Reine de Chypre récemment ressuscitée au Théâtre des Champs-Élysées, et le Rondeau de la Diva de Mam’zelle Gavroche, dont les dernières paroles nous fournissent une conclusion : « Ah ! C’est une soirée exquise, / Dont j’ai gardé, je vous promets, / Comme un souvenir qui me grise… ». L’achèvement du Grand Œuvre est alors panacée, élixir de longue vie. » Fabrice Malkani, ForumOpera

 

Musée d’Orsay, 2017

« Les interventions de Véronique Gens s’inscrivent dans la même veine versatile ; les extraits des Illuminations de Britten, lapidaires et ironiques, permettent à la soprano de couler les nobles moirures de son timbre dans un moule au burlesque presque étonnant. Mais Berlioz, juste après, réveille les instincts de la tragédienne, et suscite le déploiement majestueux d’un legato souverain ornant « Au cimetière » de tous ses mystères. Ainsi est planté pour l’arrivée d’Iphigénie : ceux qui ont entendu Véronique Gens en décembre dernier au Palais Garnier savent combien elle est scupltée pour le rôle ; les autres s’en doutent bien. « Je t’implore et je tremble » condense, en quatre minutes qui passent bien vite, toutes les facettes d’un personnage tenu par le devoir mais ébranlée par des sentiments inconnus ; un personnage à l’image d’une soirée où classiques et modernes se suivent, mobile et versatile… » Clément Tailla, ForumOpera

 

Salle Gaveau, 2015

« Si Véronique Gens était une héroïne de roman, elle serait Oriane de Guermantes. De la duchesse proustienne, elle a l’élégance et l’esprit, le port de tête et le maintien vocal. Comment ne pas songer à Proust quand on l’entend, en fin de programme, interpréter Hahn avec autant d’intelligence, notamment ces « Trois jours de vendange » d’abord insouciants, puis funèbres, dont le chant épouse à la perfection les humeurs changeantes.

Si Véronique Gens était un poète, elle serait Théophile Gautier, parce que l’anxiété d’« Au pays où se fait la guerre » douloureusement exprimée par Duparc semble si intimement vécue que l’interprétation devient identification.

Si Véronique Gens était une saison – facile ! –, elle serait le printemps. Mis en musique par Reynaldo Hahn, elle en embrasse les effluves avec un émoi voluptueux. Si elle était un animal – facile aussi ! –, elle serait l’un de ces papillons qui volettent dans les serres moites et suffocantes d’Ernest Chausson, ou  bien le « rossignol des lilas » dont la voix est douce à reconnaître. Si elle était une fable – encore plus simple ! –, elle serait « Le corbeau et le renard », proposé en bis afin de rappeler que son art peut aussi être comique. Offenbach sied, autant que Duparc, Chausson ou Hahn, à son effort de diction et chantées d’un air pincé, les « dix-sept filles de Madame Eustache » drôlement brossées par Poulenc font s’esclaffer le public. D’ailleurs, si Véronique Gens était un signe astrologique, elle serait vierge, tantôt sage, tantôt folle.

Si Véronique Gens était un prénom, ce ne serait pas Hélène qu’elle vient d’interpréter à Genève avec un chic irrésistible. Ce ne serait pas non plus Alceste dont elle exprimait la grandeur tragique sur la scène du Palais Garnier en juin dernier, mais Néère, Pholoé, Tyndaris ou une autre de ces nymphes parnassiennes dont elle sait, par l’attention portée à la scansion du vers, animer un marbre décadent. Susan Manoff en sculpte les contours à la gradine, tantôt scoliaste, tantôt confidente, toujours complice, d’un toucher léger dont l’éloquence n’a rien à envier à celle de sa partenaire. La voix, en captant la lumière du piano, donne aux mots un éclat nacré. Chaque partition se fait bijou. Les teintes se fondent dans un timbre opaque et transparent. Si Véronique Gens était gemme, elle serait opale et, s’il fallait la décrire en un mot, ce ne serait ni « tragédie », ni « comédie », mais « poésie ». Christophe Rizoud, ForumOpera

 

Opéra du Rhin, 2015

« Massenet, Duparc, Gounod, Chausson, Hahn : pour son récital strasbourgeois, Véronique Gens se confronte à une vingtaine des plus belles pages de la mélodie française. Rien d’ostentatoire dans cette manière si subtile, si pure, d’aborder un répertoire où l’on ne peut qu’être soi-même et se révéler dans le plus profond de sa personnalité.

Les six mélodies de Massenet qui ouvrent le concert la sentent un peu contenue dans ses élans, mais l’écriture de ces œuvres ne facilite pas non plus la débauche de couleurs. La voix prend progressivement de l’ampleur, atteignant un équilibre souverain (Soleil couchant, Nuit d’Espagne). D’une autre trempe, L’Invitation au voyage, la Romance de Mignon, la Chanson triste de Duparc permettent une interprétation variée servie par un remarquable sens du phrasé. Même impression avec Gounod (Où voulez-vous aller ? , Sérénade) et plus encore dans Le Temps des lilas et La Chanson bien douce de Chausson. Les mélodies de Reynaldo Hahn, d’un naturel parfois archaïsant (A Chloris, Pholoé), bénéficient pour leur part de l’art maîtrisé et aguerri à la musique baroque de la soprano. Et l’on ne dira jamais assez combien Susan Manoff, véritable alter ego, sait entrer en communion avec sa partenaire par l’intelligence stylistique de son accompagnement.

Changement de climat pour les bis où Véronique Gens témoigne d’un humour décapant et théâtral dans trois des plus célèbres Fables de La Fontaine réinterprétées par Offenbach, ainsi que d’une grâce éloquente dans les incontournables Chemins de l’amour de Poulenc. » Michel Le Naour, Concertclassic

 

Wigmore Hall, 2012

« Véronique Gens’s recital at the Wigmore Hall, London, was an almost ideal distillation of the belle époque in song.

Over the years we’ve heard many specialists in French song at the Wigmore Hall, but Gens perhaps outshines them all. With her background in baroque, lucid purity comes naturally, but she also sings with exceptional intelligence. It’s hard to explain why she’s so distinctive, but her final encore (of three) might suggest an answer. Roses, jasmine and orange blossom infuse Gabriel Fauré’s Les roses d’Ispahan. The vocal line moves gently like the breeze in the text. Yet the song is not about flowers but lost love. It’s all the more poignant because it’s so subtle. Gens doesn’t dramatize, but lets the perfumed elegance convey depth of emotion.

Last December, Gens created an esoteric selection of relatively little known songs by Massenet, Gounod and Reynaldo Hahn. Now she chose a more familiar programme: Fauré, Chausson, Debussy, Duparc and more Hahn. Fauré’s Au bord de L’eau (op 8/1 1875) and Après un rêve (op 7/1 1877) were poised, but Gens created even greater interest with Lydia (op 4/2 1870) to a poem by Leconte de Lisle. “Je t’aime et meurs, ô mes amours. Mon âme en baisers m’est ravie!” Love and death so intertwined that we can’t be sure that Lydia is alive at all.

Henri Duparc’s L’invitation du voyage (1870) is so famous that it’s true meaning can be missed. The poet is Baudelaire, after all. The piano part (Susan Manoff) is limpid and delicate. These rippling waters might suggest Schubert, but the idiom is entirely different. No “gothic” histrionics here. The passion is cool but sinister. Similarly, Duparc’s Romance de Mignon (1869) is decidedly un-German though it’s based on Goethe’s Mignon song Kennst du das Land? The drama’s more muted, though the feelings are just as deep. These days it’s fashionable to disregard idiom but for me that’s bad taste. What’s the point of performing different composers in the same way? Musically-informed is much more literate. Gens and Manoff show how Duparc’s Mignon springs from a different aesthetic. Gens followed with Debussy’s Fleur des Blés (1881) and Nuit d’etoiles (1880) which are almost her signature tunes. Her recording of Debussy, Fauré and Poulenc with Roger Vignoles (2000) is very good indeed.

Normally I don’t describe what a singer wears, but Gens returned after the interval in a remarkable dress slit up to her midriff, but discreetly held together with tulle. Strikingly elegant, it raised gasps of admiration from the audience. She seemed inspired, her performance in the second part of the programme quite divine. Like the hummingbird in Ernest Chausson’s Le colibri (op2/7 1882) Gens glistened “comme un frais rayon s’échappé dans l’air”. Her Les papillions (op 2/3 1880) hinted at erotic secrets in a refined manner. The sorrow in Les temps de lilas (op 19 1886) was expressed with elegant dignity.

Gens and her pianist Susan Manoff concluded with seven songs by Reynaldo Hahn. Hahn imbibes from exotic sources, so idiosyncratic and so over the top. In three songs from Études latines (1900) Lydé, Tyndaris, Pholoé), he gets carried away with Leconte de Lisle’s elaborate fantasies of fake Antiquity. Gens and Manoff catch Hahn’s effusive high spirits. These put the famous A Chloris (1916) into context. Hahn’s hamming up again, this time with Bach. Beautiful as the song is, it’s mischief in music. Appropriately, Gens and Manoff concluded this evening of songs ostensibly about flowers and birds with Hahn’s Le printemps (1899). Hahn’s ebullient, exuberant and exhilarating — banished are the “flowers of evil”. “Te voilà, rire du Printemps!”, sang Gens, with a glorious flourish. » Anne Ozorio, Opera Today


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