Reviews of “Nuits” (CD)

Nuits (CD)

Alpha Classics, 2020

« Véronique Gens bestätigt dadurch wiederholt ihre Ausnahmestellung in diesem Repertoire. Sie offeriert subtilste Gesangskunst, die einhergeht mit einer perfekten Verschmelzung von Melodie und Dichtung. Durch erlesene Tonkolorierung und dynamischen Feinschliff rückt sie jedes Lied atmosphärisch ins rechte Licht. Wunderbar etwa, wie sie die sannambule Seelenverfassung im « Nocturne » von Guillaume Lekeu auskostet, wie sie jeder Strophe in « Nuit d’Espagne » von Massenet ein anderes Gesicht gibt oder die Vorfreude auf den Ball im Cabaret-Lied « J’ai deux amants » von André Messager in erotisch prickelnde Klänge überträgt. » Karin Coper – Orpheus

« Véronique Gens se trouve dans une éblouissante forme vocale, au sommet de son art pour la carnation de la voix, la qualité du timbre, le sens du mot. […] Original, intelligent, érudit. Et surtout magnifiquement interprété. » Jacques Bonnaure – Classica

« Gens is in fine voice here, caressing phrases and words with all her customary refinement. Chanson perpétuelle, reflective yet intense, then suddenly searing at its climax, gets one of its finest performances on disc, while Lekeu is a model of sensual understatement, superbly sustained […] « J’ai deux amants » from Messager’s L’Amour masqué is delicious in its knowing, erotic wit. » Tim Ashley – Gramophone

« Véronique Gens prouve une fois encore combien elle sait sculpter la ligne et magnifier le verbe, même quand les poèmes mis en musique ne relèvent pas de la plus haute littérature (à noter que Lekeu et Saint-Saëns sont les auteurs de leurs propres textes, et que Ropartz a lui-même traduit Heine pour ses Quatre poèmes). Les couleurs dont la soprano pare sa voix conviennent bien à ces œuvres qui cultivent le recueillement et le mystère, sans exclure toutefois la lumière qu’y apporte le clair de lune. Et quand la gaieté s’impose, comme dans le délicieux « J’ai deux amants » de Messager, ou déjà dans « L’île inconnue » de Berlioz, Véronique Gens montre qu’elle n’est pas inéluctablement vouée à la tragédie, malgré quatre disques fameux. » Laurent Bury – Forum Opéra

« Gens’s singing simply exudes what the fashion and beauty industries (remember them?) like to promote as ‘French girl chic’ – casually elegant, alluringly comfortable in its own skin, and all about clean and simple lines with just a hint of déshabillé around the edges. Now in her mid-fifties, her cool-toned, mezzo-ish soprano is ageing like a good Pinot Noir, with plenty of body but no hint of heaviness: much of this music sits relatively low, but she’s never tempted to push the chest-register for cheap effect and top notes (try the climax of the Chausson) bloom freely and without pressure. It’s a particular pleasure to see this great tragédienne letting her hair down a little in the last three songs (as she ruefully informed me a couple of years ago, the opportunity arises all too rarely): Messager’s paean to polyamory in J’ai deux amants is insouciant without being arch, and Piaf’s La vie en rose takes on a lovely life of its own in her hands. If anyone in A&R is listening, I’m sure I’m not the only person who’d lap up an entire album of this kind of chanteuserie from Gens further down the line. » Katherine Cooper – Presto Classical

« Gens’s performances are as spellbinding as ever. It’s hard to think of another singer working today who is more compelling in this repertory, with every word crystal clear and every nuance of the text perfectly inflected. » Andre Clements – The Guardian

« Il faut l’art consommé de Véronique Gens pour donner à ces saynètes vocales leur content de poésie, de mystère et de nuit, nonobstant quelques éclats lumineux comme le malicieux J’ai deux amants, de Messager. Amour du son, art de la langue, la chanteuse raffine la ligne et cajole le verbe qu’elle pare de demi-teintes chatoyantes ou plus dramatiques. » Marie-Aude Roux – Le Monde

« Gens approaches her artistic prime in well-chosen vocal items, combining a cool, elegant soprano and her native savour of the French language. The best-known classical pieces are Fauré’s La lune blanche luit dans les bois and Après un rêve, deliciously astringent, yet never strident; Berlioz’s L’île inconnue, from Les nuits d’été; and Chausson’s heady Chanson perpétuelle. Then Gens veers towards a more popular vein with a delicious “last waltz” from Une revue by Reynaldo Hahn, Messager’s suggestive J’ai deux amants, fromL’amour masqué, and an exquisitely sung cover of Marcel Louiguy’s La vie en rose in a lovely tribute to Edith Piaf that never sounds like imitation. » The Times

« Il ne viendrait à personne l’idée de remettre en cause l’exceptionnel talent de Véronique Gens : outre la beauté intrinsèque d’une voix longue et homogène, sur laquelle le temps n’a pas eu la moindre prise, une musicalité parfaite, une pertinence stylistique lui ayant permis de s’illustrer dans les genres les plus divers – de la musique ancienne à l’opérette -, sont autant de qualités qui l’ont placée au premier rang des cantatrices françaises les plus appréciées.
Bien évidemment, dans ce nouveau récital, gravé en studio, en août 2019, la diseuse est en pleine lumière : une profonde intelligence du texte lui permet de varier les phrasés, les nuances, les couleurs. » Michel Parouty – Opéra Magazine

« Après l’opéra baroque et Mozart, Véronique Gens s’est fait reine de la mélodie française et des compositeurs oubliés du XIXe siècle. Depuis dix ans, elle collabore de façon soutenue avec le Palazzetto Bru Zane, place son talent de tragédienne et son art incomparable de la prosodie au service de nombreuses pépites. Superbement accompagnée par I Giardini, elle nous offre un nouvel album sur le thème de l’abandon nocturne, mêlant pages célèbres et redécouvertes, airs joyeux, tristes ou plus mystérieux. Fauré, Chausson, Massenet, Lekeu, mais aussi une transcription de La Vie en rose ! On est sous le charme. » EcoRéseau


Artists: