Reviews of Hamlet

Hamlet – Ophélie

Opéra de Marseille, 2016

« Cette reprise possède d’autres atouts, à commencer par la réunion du meilleur couple d’amoureux possible. Elle, OphéliePatrizia Ciofi est une merveille de luminosité et de transparence. La comédienne émeut comme jamais, toute fragile dans sa robe blanche et perchée sur la pointe de ses pieds nus. La technicienne éblouit par ses aigus impalpables, la souplesse de ses vocalises, l’émotion brute qui émane de son chant. » Catherine Scholler – Opéra Magazine

« Patrizia Ciofi qui était déjà présente pour les débuts de cette production en 2010, dans une prise de rôle, est Ophélie. En six ans la voix change un peu bien sûr, mais pas le talent et la musicalité. Le physique a gardé cette allure juvénile et la voix sa fraîcheur. Un peu plus d’épaisseur peut-être, mais qui ne nuit en rien aux aigus haut perchés, aux pianissimi extrêmes dans un souffle, et au legato sensible. Avec quelle délicatesse Patrizia Ciofi incarne cette Ophélie fragile où amour rime avec désespoir ! La soprano italienne, très aimée du public marseillais est touchante, émouvante, elle est cette jeune fille perdue dans son rêve évanoui qui vocalise avec légèreté dans des pianissimi célestes. Avec des notes suspendues, elle joue avec retenue et sobriété, nous faisant aimer cette Ophélie si fragile mais si sûre dans son chant. Ce qui séduit d’emblée chez cette artiste est sans doute la sincérité qui transparaît dans chaque prise de note. » Jocelyne De Nicola – GBOpera

« Patrizia Ciofi, accoutumée des héroïnes tragiques et romantique incarne à la perfection cette Ophélie victime expiatoire de la folie des hommes. Entre le « fantôme blanc » évoqué par Rimbaud ou l’évanescence préraphaélite à la Millais, Patrizia Ciofi joue et chante en tragédienne ce rôle richement orné et transforme les artifices du colorature de sa grande scène de la folie, intense et acrobatique, en vrais cris de désespoir. » Patrick Di Maria – La Marseillaise

« Et six ans plus tard, c’est toujours Patrizia Ciofi qui incarne la douce Ophélie et va rejoindre la Willi dans les eaux du lac bleu par le truchement d’une superbe baignoire sur pieds de style art nouveau. Six ans plus tard, « la » Ciofi est toujours aussi lumineuse et émouvante, dans cet acte IV, paroxysme de folie et d’amour, comédienne sublime n’oubliant jamais qu’il faut à chaque seconde, ou presque, se jouer des difficultés de la partition. Le chant de Patrizia Ciofi a, lui aussi, six ans de plus. Et s’il a gagné en maturité et en épaisseur il ne perturbe en rien la soprano dans l’incarnation de son rôle juvénile et les aigus d’un autre monde sont toujours là. Encore un énorme moment de théâtre et de musique en compagnie de la carissima Patrizia. » Michel Egea – Destimed

« La soprano fait toujours preuve d’autant de superbe dans ce rôle difficile: les cascades de notes aiguës sont chantées avec aplomb, sans que les couleurs en souffrent. » Christian Dalzon – Concerto Net

 

Opéra d’Avignon, 2015

« Patrizia Ciofi incarne une Ophélie sensible et émouvante qui prend progressivement ses marques (intense scène de la folie). Sa beauté de phrasé, sa science du timbre et sa capacité à bouleverser l’auditoire (au moment de son suicide) lui vaudront des applaudissements fournis du public. » Michel Le Naour – ConcertClassic

 

« Fruit d’une intensification progressive, Patrizia Ciofi livre le meilleur d’elle-même dans la scène de la folie à laquelle se résume le quatrième acte, et où la soprano toscane faitvibrer la fragilité de le la jeune femme, dont les aigus éthérés trahissent la perdition et les confins de la mort. » Gilles Charlassier – ConcertoNet

 

« Après Donna Anna à l’Opéra de Monte-Carlo le mois passé, Patrizia Ciofi chante Ophélie, personnage qui convient idéalement à la couleur du timbre et à la personnalité artistique de la soprano toscane (elle avait déjà chanté le rôle dans cette même production, à l’Opéra de Marseille, en 2010). La vocalise coule avec un naturel et une sûreté d’émission incomparables, la tendresse du personnage ne virant jamais à la caricature larmoyante. Sa scène de la folie est tout simplementgrandiose, la voix donnant l’impression de pouvoir tout se permettre sans jamais perdre souplesse ni éclat, jusque dans le bouleversant postlude où elle semble se noyer dans la broderie tissée par les choristes en coulisse » Emmanuel Andrieu – Opéra Online

 

« Patrizia Ciofi, qui avait chanté le rôle lors de la création de cette production à Marseille en 2010,donne d’Ophélie une interprétation très attachante et techniquement virtuose dans ses airs, suscitant un enthousiasme très marqué de la part du public, notamment pour la Ballade del’acte IV longuement applaudie. » Fabrice Malkani – ForumOpéra

 

« Et quand Ophélie est Patrizia Ciofi légère comme un moineau au milieu de sombres corbeaux morbides, sautillant, pépiant tout doucement sans jamais s’intégrer à leurs vols funèbres ou bals frivoles, c’est le frisson de la grâce qui passe, dès son mélancolique premier air : doux legato dessinant un flottant horizon déjà lointain. Regards égarés, bras aux envols brisés retombant, désespérés d’étreintes rejetées, sur la pointe des pieds pour atteindre un inaccessible Hamlet dressé comme un roc dans son obsession qui le rend insensible. Livre à la main, elle est l’image, et le son idéal, de l’abandon, de la détresse douce et bleutée qui va l’étreindre dans sa brume aquatique. Et tout cela avec cette voix tendre, moelleuse jusque dansl’extrême aigu, jonglant, aérienne, avec notes piquées, trilles d’oiseau, roulades, cadences irréelles, avec une aisance bouleversante qui fait vivre ce sommet de l’art, l’artifice de cette haute voltige vocale, comme tout naturel. Et de ces lignes, écrites il y a cinq ans pour Marseille, je ne vois rien àretrancher tant, miracle de l’art, Patrizia a paru immobiliser, ou plutôt, retenir, retrouver le temps, qui semble n’avoir pas passé depuis lors ni pour sa voix ni pour cette émotion intacte qu’elle nous redonne ici comme au premier jour là-bas. » Benito Pelegrin – Classique News

 

« OphéliePatricia Ciofi éblouissante dans le fameux air de la folie, qui occupe à lui seul la totalité de l’acte IV, sans exubérance, s’éteindra progressivement, ensevelie sous une pluie de vocalises. » Christophe Floquet – Zibeline

 


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