Reviews of Don Giovanni

Don Giovanni – Title role

Festival d’Aix en Provence, 2017

« Philipe Sly possède l’insolente jeunesse, et la troublante séduction, tant physique que vocale » Mahdi Mahdavi – Opéra Magazine

« Dans le rôle titre, Philippe Sly donne tout, physiquement et vocalement, jusqu’à terminer la représentation quasi-nu tel un Christ crucifié. » Revopéra

« Don Giovanni, sous les traits de Philippe Sly, est un véritable séducteur on ne peut plus crédible, mais également un trublion, sorte d’adolescent qui ne serait jamais devenu totalement adulte, un Chérubin plus âgé que dans Les Noces de Figaro. Sa bonhommie le ferait presque basculer du côté de la naïveté plus que de la manipulation et le rend finalement sympathique aux yeux des spectateurs et des spectatrices qu’il charme, y compris durant l’entracte en leur offrant des fleurs. (…) Si Philippe Sly donne à voir un excellent Don Giovanni, il le donne également à entendre. La voix est chaude, charmante, grave, bien entendu, mais atteignant des aigus aux airs veloutés, à la fois énergique et douce. La projection est excellente et les intentions sont là, nuancées et assumées .» Elodie Martinez – Opera Online 

« En costume de majo ou en nu presque intégral, Philippe Sly est un Don Giovanni en séduction permanente, physiquement et musicalement, jouant des nuances d’une voix de velours aux demi-teintes insinuantes. Sa sérénade est suffocante de sensualité, son cri final semble arraché à son corps et, après sa mort étrangement christique – loin d’être happé par les enfers, il reste debout, bras en croix –, le personnage est pris d’une danse frénétique qui laisse imaginer un éternel recommencement. » Laurent Bury – Forum Opera

« A tout seigneur tout honneur, on retient d’abord le Don Giovanni sensuel et félin de Philippe Sly, au physique de rock star. Son Don Giovanni transpire la sensualité, pour ne pas dire la sexualité. La voix est énergique et douce à la fois, ce qui en fait un personnage ambivalent, à l’image de sa morphologie androgyne. » Claudio Poloni – ConcertoNet

« Philippe Sly fait cet été ses débuts sur la scène du Théâtre de l’Archevêché dans le rôle-titre. Ne cherchons pas à comprendre comment il a eu le temps de faire succomber autant de femmes vu son physique de jeune premier, l’énergie furieuse du baryton-basse autant que sa présence scénique brute et immédiate fascinent tout au long de la soirée, dans les instants légers où la transgression semble être le maître-mot, comme face à la mort que le jeune homme défit par une désinvolture (une inconscience ?) déroutante. Don Giovanni n’a pas de consistance psychologique, bien au contraire, il ne se construit qu’à travers le regard des autres : il « n’est que le révélateur des personnages qu’il rencontre, le fusible de leur humanité. » (Jean-François Sivadier) Preuve en est avec son air Fin ch’han dal vino où seul le plaisir fait foi, sans que la profondeur du personnage ne se révèle à aucun instant. Philippe Sly s’y conforme avec une belle once de second degré dans sa canzonetta Deh vieni alla finestra, o moi tesoro, soutenue par l’excellent jeu de mandoline de Brian Dean, et une fourberie sans pareille dans l’air Metà di voi qua vadano. Ici, la descente dans les flammes des enfers se transforme en une mise à nu presque totale où au sextuor conclusif, debout mais mort (!), Don Giovanni se contorsionne tel un pantin désarticulé, toujours aux prises de ceux qui l’entourent.» Charlotte Saulneron-Saadou – Res Musica

« Impeccable for this concept. Young Canadian bass-baritone Philippe Sly was the Don. This unique artist projects deep energy and unstoppable force. His youthful physique projected an innocence for the Don of this concept. Wigged with long hair, his final image was absolutely Christ-like. An announcement was made before the performance that he was ill, but would perform. Perhaps intended, perhaps because of illness Mr. Sly’s Don sometimes crooned, and this voice was indeed effective in his serenade to Elvira’s maid. This was the moment in the performance when the extraordinary communicating power of this young artist was most apparent. » Michael Milenski – Opera Today

« Como actor estuvo espléndido, saltando como un acróbata y encarnando a un Don Giovanni hedonista y lujurioso, es decir, como debe ser. » Jesús Aguado – Mundoclassico.com

« Sly‘s voracious performance is extraordinary, his sexual desire literally illuminating the stage as suspended lightbulbs burst into a spectrum of colour, representing his conquests when Leporello, the jocular Nahuel di Pierro, reels off his Catalogue aria. Sly and di Pierro displayed great comic rapport, Leporello seeking shelter behind his master as a helicopter buzzing overhead briefly held up proceedings. Sly is a Don with a noble bearing who tramples over other people’s lives, with plenty of Lord Flashheart-style thrusting and thigh-slapping. “Là ci darem la mano” became a seductive courtly dance, while his Serenade was sung on an intoxicating half-breath. He eyes up Elvira‘s maid from the start so that it’s no surprise at all that she is the physical embodiment of the “feast” in the Supper Scene, giving new meaning to Leporello having his mouth full! » Mark Pullinger – Bach Track

 


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