Reviews of Carmen

Carmen – title role

Festival d’Aix en Provence, 2017

« De timbre, velouté, comme de projection, naturellement chaude, de chic, enfin – y compris quand Tcherniakov se moque de Carmen, de ses déhanchements, roulements d’épaules, et jetés de tignasse ! -, Stéphanie d’Oustrac n’est pas moins sensationnelle, s’amusant, d’abord canaille, de l’illusion qu’elle improvise, avant de se jeter, si puissamment artiste, dans l’impérieuse réalité du drame. » Mehdi Mahdavi – Opéra Magazine

« Le plateau est dominé par la performance de Stéphanie d’Oustrac, donc le velours capiteux offre à Carmen une palette vocale de premier plan, doublé par un jeu d’actrice hors pair. » David Verdier – Alta Musica 

« What makes this unusual production work however is the masterful vocal interpretation of French mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac, who is fabulous in the title role » 

« Successone anche per Stéphanie d’Oustrac, questa Carmen non Carmen, che si lancia nell’impresa con grande fervore, con fraseggio estremamente dettagliato, grande varietà di toni e presenza scenica perfetta secondo quanto richiesto da Tcherniakov. Lo strumento risponde bene, con alcuni momenti di coinvolgente originalità. » Silvano Capecchi – Opera Click

« Stéphanie d’Oustrac, gave a splendidly thoughtful portrayal – or whatever we wish in this context to call it. Expectations subverted, she could present a woman who did not always know what to do for the best, and yet tried to do so, a woman with agency of her own, agency that was yet hemmed in by powerful forces from without. Sung with an elegance to offset and yet also to complement Fabiano’s passion, this was a performance to make one think just as much as his – provided one permitted oneself to do so. » Mark Berry – Seen and Heard

« La distribution vocale est de haut vol. Elle est emmenée par Stéphanie d’Oustrac, Carmen élégante et raffinée, un brin réservée, émouvante et drôle à la fois, à la diction parfaite, au timbre sensuel et à la musicalité jamais prise en défaut, capable de belles nuances, notamment dans la Séguedille. » Claudio Poloni – ConcertoNet

« Stéphanie d’Oustrac campe une Carmen en tous points exceptionnelle, par la voix, puissante, juste, très colorée, magnifiquement posée et projetée, avec une personnalité scénique notable, qui n’a rien de la bohémienne évidemment, mais montrant du personnage une fragilité qu’on ne lui connaît pas habituellement. Débarrassée des oripeaux ibériques, débarrassée de la centralité du rôle puisqu’elle est ici une sorte d’objet de fixation pour Don José presque toujours en scène, d’objet manipulé par la direction de la clinique : elle gagne en humanité ce qu’elle perd en caricature. Magnifique. » Guy Cherqui – Wanderer 

« Enfin, Stéphanie d’Oustrac s’investit entièrement dans ce rôle inconfortable de Carmen qui n’est pas Carmen, passant du parler au chanter avec naturel, ne tombant pas dans le piège d’une projection trop forte, donnant vie au personnage de Carmen par à-coups, passant du rôle de passionnée maîtresse de son destin à celui de la femme mystérieuse captive de l’expérience qu’elle ne souhaite pas mener jusqu’au bout. » Elodie Martinez  – TouteLaCulture.com

« Il faut dire combien l’esprit de Carmen, sa charge passionnelle et sa vivacité de ton et de coloris sont ici conservés – mieux : sublimés. (…) Charisme, tempérament, jeu et chant également superlatifs, Stéphanie d’Oustrac fait oublier que la focale de Tcherniakov s’est déplacée en mettant José au premier plan : sa Carmen irradie d’une séduction féline et subtile, sait l’auto-parodie comme l’engagement fiévreux et déploie des trésors de musicalité ; le chant généreux se dessine en traits racés, les accents vibrent sans jamais exposer les coulisses (indécelables changements de registre, y compris dans les grands intervalles et portamenti), et par là-dessus se pose une diction anthologique. Les vraies grandes attirent la caméra parfois même en dépit du réalisateur… » Chantal Cazaux –  L’Avant-Scène Opéra

« Pour cette prise de rôle convaincante, le traitement de l’héroïne par Stéphanie d’Oustrac est bien différent de ses prédécesseurs. Sauvage et féline, séductrice et mystérieuse, Carmen n’est plus une femme si dangereuse ni autant manipulatrice : elle est simplement portée par la situation. Estimant « aller trop loin », elle apparaît même dépassée par son propre jeu, sa moralité reprenant le dessus alors que la bohémienne n’aurait pas eu autant de compassion. La mezzo révèle une vivacité, une séduction et une spontanéité dignes de Carmen, mais aussi un sens de la dérision manifeste, notamment dans une habanera caricaturale probante. » Charlotte Saulneron-Saadou – Res Musica

« Stéphanie d’Oustrac signe une magnifique Carmen, vocalement épanouie, pleine de style, de chien, sans une once d’hystérie, à côté d’un Don José dont le chant n’égale pas hélas le total engagement scénique, tandis qu’Elsa Dreisig aborde Micaëla avec une grande justesse de sentiment » Alain Cochard – Concertclassic.com 

« (…) la formidable Stéphanie d’Oustrac, timbre sensuel mais qui sait se faire ambre ou braise, diction d’une rare clarté, intelligence dramatique rare, sachant épouser toutes les variétés du jeu de rôle qu’on lui assigne, de la fofolle caricaturale de la habañera à la subtile et presque inquiétante séductrice de la séguedille, jusqu’au feu de la scène finale. C’est elle la gagnante de ce jeu ! » Alain Duault – Opera Online

« Carmen est la mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac, une ancienne artiste de l’Académie d’Aix-en-Provence. Elle « déboule » sur scène, en combinaison bleue, près du corps, auréolée d’une crinière indomptable. Splendide de présence et de sincérité scéniques, elle fait rouler et se dérouler son épaisse chevelure, ses épaules et hanches fines. Elle sur-joue avec humour d’une fleur rouge qu’elle n’arrive pas à fixer, tout comme son destin. Comme le fera Don José, incapable de l’attacher avec sa cravate : liberté d’éros plus que libertinage érotique. Elle est également ovationnée par le public, non comme bête de scène, mais pour le don qu’elle lui fait de son être au monde de femme libre. Elle s’approprie pleinement la matière vocale du rôle avec des modulations naturelles de timbre, accordant aux voyelles des mots, des couleurs étranges ou familières. » Florence Lethurgez – Olyrix

« French diva Stéphanie d’Oustrac moved through Tcherniakov’s paces balancing a number of personalities, living not only the realities of Bizet’s vocal heroine and Merimée’s cold gypsy but also the delicacies, fears and sympathies of a real woman, and at the same time the detached professionalism of Tcherniakov’s illusive metaphor. The extent of these changing emotions were exponentially explored, her persona and her voice able to find always another elaboration, another level of feeling, another release of spirit. » Michael Milenski – Opera Today

« Michael Fabiano’s Don José is a powder keg, barely contained aggression in every gesture; Stéphanie d’Oustrac’s Carmen starts out effervescent but changes as she realises that the game has gone too far. (…) D’Oustrac is also remarkable, consummately controlled, utterly compelling. » Shirley Apthorp –  Financial Times

« The excellent cast was led by Stéphanie d’Oustrac, playful and light as Carmen, never vulgar, reserving hefty chest notes for her final confrontation with Fabiano’s José. Her Seguidilla was dangerously seductive especially when sung under apparent police raid conditions. » Mark Pullinger – Bach Track

« Stéphanie d’Oustrac est stupéfiante en comédienne qui joue à être Carmen : d’abord délibérément caricaturale, avec une habanéra hilarante où elle multiplie déhanchements et effets de chevelure comme plus personne ne les oserait dans ce rôle, elle est bientôt accablée par ce « José » qui ne veut pas comprendre que sa thérapie est terminée. » Laurent Bury – Forum Opera

« Le casting est un régal, du rôle-titre merveilleusement défendu par Stéphanie d’Oustrac, Carmen admirable que l’on pousse à jouer d’abord un personnage caricatural (ses déhanchements excessifs et par là même hilarants dans son entrée sur la Habanera), avant de se prendre réellement au jeu, puis de vouloir l’abandonner. » Jean-François Lattarico – classiquenews.com


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